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Que feriez-vous si vous étiez perdu dans l'espace ?

C’est aujourd’hui que sort Gravity, le thriller spatial d’Alfonso Cuaron qui réunit sur une même affiche, la belle Sandra Bullock et Georges Clooney.

Disons le d’entrée de jeu, ce film est visuellement parlant une vraie réussite. Dès la première seconde, le réalisateur nous offre un plan séquence d’ouverture d’une rare intensité. Nous sommes en orbite terrestre à 600 kilomètres d’altitude pour une mission de maintenance du télescope spatial Hubble (HST) dirigée par Matt Kowalski (Georges Clooney). Sandra Bullock incarne le Docteur Ryan Stone, une astronaute spécialiste de mission qui débute sa carrière dans l’espace. Malheureusement, une pluie de débris cause la destruction de leur navette spatiale (mission STS-157* !). Dès lors, avec des réserves d’oxygène qui s’amenuisent inexorablement, Kowalski et Stone vont tenter de gagner l’ISS pour rentrer sur la Terre. Chose impossible dans la réalité car l'ISS et le télescope sont situés chacun sur une orbite différente.

Il serait exagéré de parler de chef d’œuvre mais Gravity réussit le pari absolument inouï de nous faire éprouver ce que peuvent ressentir les astronautes en apesanteur. Dans un long-métrage spatial, la référence c’est 2001 l'Odyssée de l'Espace. Toutefois, le seul point commun des deux films c’est de filmer l’apesanteur. Si la comparaison s’arrête ici, c’est notamment parce que Gravity aborde une thématique plutôt similaire à celle de Les Naufragés de l’Espace (1969) de John Sturges. Ce qui n’empêche cependant pas Alfonso Cuaron de rendre hommage à Stanley Kubrick au travers d’un superbe plan (à découvrir sur grand écran !).

Dans le film, les astronautes travaillent depuis la soute de la navette fictive Explorer. Dans la réalité, voici ce que cela donne avec le télescope Hubble arrimé dans la soute d'Atlantis lors de la dernière mission de maintenance en 2009 (STS-125)

Un film avec son identité

De plus, à la différence de Kubrick, Cuaron dispose d’un atout qui n’existait pas en 1968 : la 3D. Une 3D qui restitue une ISS et des vues terrestres de manière absolument bluffante. Bref, vous l’aurez compris on se laisse porter pendant les quatre vingt-douze minutes de cet incroyable film. La magie opère totalement, et on se demande comment les deux naufragés vont regagner la Terre. Les esprits chagrins argueront l’aspect minimaliste du film ou encore les quelques clichés scénaristiques. Mais c’est justement tout ce qui donne au film son identité propre. Un aspect trop authentique scientifiquement ne fonctionnerait probablement pas. Alors si Gravity n’atteint peut-être pas le statut de chef d’œuvre, il remplit cependant haut la main son contrat en nous faisant découvrir l'espace. Pour finir, mention spéciale à l’excellente bande-son du compositeur Steven Price.

Antoine Meunier

 

Crédits photos : Warner/NASA

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http://lachroniquespatiale.over-blog.fr

lachroniquespatiale@gmail.com

 

*Les missions de la navette n'ont malheuresement été que jusqu'à STS-135...

 

                                           La Chronique Spatiale (2013)

 

Gravity, une spectaculaire bande-annonce

Tag(s) : #Culture

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