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Le signal de Rosetta a été réceptionné à 19h18 heure de Paris par les stations de Goldstone en Californie et Canberra en Australie

Partie depuis 2004 et après trois années de silence total, la sonde européenne est finalement sortie de son long sommeil. Au cours de cette année, le vaisseau va se préparer à l’étude de la sonde Churyumov-Gerasimenko.

Dans le silence glacé à 673 millions de kilomètres du Soleil, l'alarme a donc bien "sonné".  Rosetta est sortie de ses trois longues années d'hibernation. Mais il aura tout de même fallu attendre jusqu'à 18h18 TU pour entendre le signal venu des tréfonds du vide interplanétaire. Signe que le vaisseau a survécu à trois années dans l'espace profond.

Toutefois, ce n’est en fait pas la première fois qu’un engin spatial s’approche d’une comète. En 1986, la sonde Giotto était passée à proximité de Halley qui nous rend visite tous les 76 ans. Ce survol n’avait néanmoins duré que quelques heures. Avec Rosetta, l’ambition est d’aller encore plus loin puisqu’il s’agit d’aller ni plus ni moins que d’aller à la «chasse à la comète». Avant cela, il reste encore neuf millions de kilomètres avant de rejoindre sa destination. Dès le mois de mai, le vaisseau spatial européen devrait envoyer les premières images de Churyumov-Gerasimenko. Un rendez-vous direct n’étant pas possible, la sonde a, au cours de son voyage, eu recours à quatre reprises à l’assistance gravitationnelle des planètes afin que sa trajectoire et sa vitesse coïncident avec sa cible. Fin mai, elle devra s'aligner sur la comète en prévision de leur rendez-vous qui doit avoir lieu au mois d'août.

L'atterrisseur Philae doit en principe se poser sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 11 novembre

Comprendre l’évolution du Système Solaire

Outre la cartographie, cette mission comporte plusieurs enjeux. A l’aide des 21 instruments scientifiques disposés sur la sonde et l’atterrisseur, il s'agit entre autres de comprendre la formation du Système Solaire et notamment de l’apparition de la vie sur notre planète. On suppose d'ailleurs qu’une partie de l’eau terrestre est due aux comètes. Rosetta c’est une porte sur le passé. C’est la toute première fois qu’un atterrissage sera tenté sur une comète. Ce sera la mission de Philae, un atterrisseur de 100 kilogrammes équipé de harpons pour s'arrimer compte tenu de la faible gravité. Des analyses in situ des glaces et des forages jusqu'à une profondeur d'environ 23 centimètres doivent être réalisés. Si tout se passe comme prévu, on attend également des photos de la surface. Une première pour l’Europe qui va tenter un réel exploit : poser un lander sur un site déterminé à l'avance. Les mesures de Rosetta s’articuleront notamment autour des caractéristiques du noyau cométaire, la composition chimique et du dégazage. Aujourd'hui, la première étape est à présent terminée. La seconde étape démarre pour une mission d'investigations qui devrait s'étaler pendant dix huit mois.

Antoine Meunier

 

Crédit photos: ESA/ESA-C.Carreau/ATG medialab

Crédit vidéo : ESA

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Silence, puis explosion de joie à Darmstadt. Rosetta est bien réveillée.

Tag(s) : #Europe

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