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Alors qu’un équipage international de trois hommes (Expedition 39) a quitté l’ISS mercredi dernier, la Russie a annoncé son désengagement du programme d’ici six ans. 

En fait, la politique a finit par rattraper la Station spatiale internationale car cette mesure vient en réplique des sanctions américaines prises dans le cadre de la crise ukrainienne. L’auteur de l’annonce faite en milieu de semaine dernière n’est autre que Dimitri Rogozine, vice-premier ministre russe et lui-même visé par les sanctions de Washington. Celui-ci a même suggéré, non sans ironie, que les astronautes américains utilisent dorénavant « des trampolines » pour rejoindre le complexe orbital. Il est vrai qu’aujourd’hui, la Russie conserve un monopole total avec le vaisseau Soyouz pour acheminer les équipages à l’ISS. Le prix du siège payé par la NASA pour chaque astronaute dépasse quand même 70 millions de dollars*. C’est donc un moyen logique afin de faire pression sur les Etats-Unis. Ajoutons également que Dimitri Rogozine a interdit toute vente des moteurs russes RD-180 qui équipent les fusées américaines Atlas V. Les missions militaires de ce lanceur sont toutefois les seules concernées par cette interdiction. Les missions civiles ne sont pas impactées.

File:Soyuz TMA-10M spacecraft approaches the ISS.jpg

Le Soyouz est à l'heure actuelle le seul moyen pour les équipages d'accéder à l'ISS

Rien de précis après 2020

Concernant la Station, aucun des partenaires n’a acté sa poursuite au delà de 2020 même s’il est vrai que les Etats-Unis aimeraient pouvoir l’exploiter jusqu’en 2024. Sur ce point, les choses restent à négocier entre les partenaires du programme. Autre volet important ; celui de l’accès à la Station spatiale internationale côté américain. La future capsule Orion ne sera pas disponible avant 2020 du moins dans sa version habitée. Le premier test automatique du successeur de la navette doit néanmoins avoir lieu en fin d’année (mission EFT-1**). Une seconde mission automatique est planifiée pour 2017. Dans ce même intervalle, et puisque Moscou ne remet pas en cause le contrat passé avec la NASA, les astronautes américains (et européens) continueront d’utiliser le Soyouz pour grimper jusqu’à l’orbite.

Mais d'ici 2020, l'odyssée de l'ISS a encore de belles années devant elle...

Antoine Meunier

 

Crédit photos : NASA

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* L’an dernier la NASA a déboursé 424 millions pour s’assurer des places à bord du Soyouz pour six de ses astronautes pour une période couvrant 2016 à juin 2017

 

** Exploration Flight Test 1

 

©                                             La Chronique Spatiale (2014)

Tag(s) : #Russie

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