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Le site "J" se situe sur la "tête" de la comète

Le 12 novembre prochain, l’atterrisseur de la mission Rosetta doit se poser sur la comète Churyumov-Gerasimenko. A cette occasion, l’équipe de la mission a dévoilé ce lundi au siège de l’ESA, les deux sites retenus pour l’atterrissage.

Les scientifiques et ingénieurs de la mission ont donc fait leur choix. Philae, le petit lander de cent kilogrammes à l’allure d’insecte devra tenter son atterrissage sur le site « J » de la comète Churyumov-Gerasimenko dont la silhouette évoque bizarrement celle d’un canard. D’ailleurs quand on regarde la comète, on constate que « J » se situe sur la « tête ». Outre son intérêt scientifique, l’une des principales raisons du choix de ce site est de permettre une illumination suffisante pour que les batteries de Philae puissent correctement se recharger. Il semble également présenter une surface relativement plate avec un minimum de rochers par rapport aux autres régions de Churyumov-Gerasimenko. Néanmoins, « aucun des sites ne réunissaient la totalité des critères requis à 100% mais ‘J’ nous est clairement apparue comme la meilleure des solutions », admet Stephan Ulamec, responsable de Philae pour le DLR. Par précaution, l’équipe dispose toutefois d’une option de secours (le site « C »), située sur le corps de la comète.

Simulation 3-D de la comète Churyumov-Gérasimenko à l'ESA. Une modède réduit de Philae est posé à l'emplacement théorique du site "J"

Une opération risquée

D’un coût total d’1,3 milliard d’euros, Rosetta est certainement l’une des plus ambitieuses missions d’exploration pour l’Europe car elle innove sur plusieurs points. C’est la première fois qu’une sonde se met en orbite autour d’une comète et c’est également la première fois que l’on y tente un atterrissage. Une opération pas franchement évidente dans un environnement où la gravité est quasiment nulle. Mais le jeu en vaut la chandelle car « Nous n’avons jamais été aussi près de déterminer la composition d’une comète », s’enthousiasme Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de Rosetta. Par ailleurs, le choix du site « donne en particulier la possibilité d’analyser la matière primitive et de caractériser les propriétés du noyau… »

Cependant, l'une des grandes inconnues de cette extraordinaire mission est qu'il est impossible de prédire l'activité de la comète. En effet, "cela pourrait modifier la position de Rosetta sur son orbite au moment du déploiement et donc l’endroit exact où Philae atterrira, c’est ce qui rend cette opération risquée", concède le responsable de vol Andrea Accomazzo. Alors si tout se passe comme prévu le 12 novembre, les premières données émises par Philae parviendront au terme d’une angoissante descente de près de sept heures pendant laquelle le petit vaisseau sera totalement autonome. Confirmation attendue en principe entre 16h et 17h, heure de Paris si le site "J" est définitivement retenu et entre 17h30 et 18h30 si l'option "C" de secours est finalement utilisée.

Antoine Meunier

 

Crédit photos: ESA/Antoine Meunier

Crédit vidéo : ESA/ATG medialab

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(Dernière mise à jour : 25/09/14, 19h03)

 

 

 

©                                           La Chronique Spatiale (2014)

 

 

Le 12 novembre, le lander Philae réussira peut-être un exploit

Tag(s) : #Vols habités-Exploration

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