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Décollage dans la nuit de jeudi à vendredi pour la fusée Longue Marche 3-C qui emmène la nouvelle sonde lunaire

Initialement prévue pour être lancée entre vendredi et dimanche, la Chine a finalement lancée dans la nuit de jeudi à vendredi la sonde Chang’e 5-T1. Un démonstrateur qui doit lui permettre de préparer sa mission de retour d’échantillons programmée pour 2017.

Dix mois après Chang’e 3 (le 14 décembre dernier) Chang’e 5-T1, a, à son tour, pris le chemin de la Lune. Comme évoqué dans ces mêmes colonnes il y a quelques semaines*, l’objectif de ce vaisseau, propulsé par une fusée Longue Marche 3-C, est « de tester les technologies qui devraient être utilisées pour Chang'e 5 actuellement en développement et qui, d’ici 2017, devra rapporter quelques grammes de Lune sur la Terre. Pour l’heure, ce nouveau membre  de la famille Chang’e est dotée d’une capsule de retour, qui ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à celle utilisée par les taïkonautes du vaisseau Shenzhou mais à une échelle réduite. Chang’e 5-T1 a été placée sur une trajectoire de retour libre et fonce donc vers la Lune dans un voyage d’une durée totale de neuf jours. Au cours de ce périple, il est prévu que le petit vaisseau contourne l’Astre des Nuits avant de revenir sur Terre. Son principal défi sera de réaliser une rentrée dans l’atmosphère terrestre à une vitesse de 11,2 km/s pour un retour prévu en Mongolie Intérieure dans huit jours. La plongée dans l'atmosphère est attendue le 31 octobre 

China Return Capsule

Un module de retour dont la forme évoque curieusement celle du module principal de Shenzhou

Pas avant 2025

Une mission qui évoque forcément la vénérable expédition d’Apollo 8 de 1968 et surtout le Zond 5 soviétique. Les ingénieurs chinois ont même travaillé sur les données de la navigation d’Apollo. Immanquablement, se pose la question suivante : à quand une future mission humaine de la Chine vers la Lune ? Il faudra encore patienter quelques années avant de voir un vaisseau spatial asiatique habité descendre à la surface de notre satellite. Plusieurs points (de taille !) empêchent encore un taïkonaute de fouler le sol lunaire. Par ailleurs, il y a le lanceur adéquat qui n’est pas encore disponible. Il s'agit de La fusée Longue Marche 9, susceptible d’expédier 50 tonnes sur une orbite de transfert lunaire (d'une taille proche de Saturn V).

Par ailleurs, un récent article paru dans Le Quotidien du Peuple indique que les futures missions lunaires habités de la Chine pourraient être lancées vers 2025 depuis le centre spatial de Wenchang. Celui-ci est situé sur l’île de Hainan. Sa construction vient d’ailleurs tout juste de se terminer. Cette base spatiale est la quatrième de la Chine après celles de Xichang, Taiyuan et Jiuquan. On notera aujourd’hui qu’avant de parler d’une quelconque mission humaine vers la Lune, la Chine ambitionne d’abord de rapporter ses propres échantillons du sol sélène. A ce titre, la réussite de la mission Chang’e 5-T1 sera donc déterminante pour la bonne marche de Chang’e 5 qui est planifiée pour 2017. Le chemin qui mène à la Lune est donc encore long.

Antoine Meunier

 

 

 

Crédit photos : CASC

Crédit vidéo : CCTV

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©                                 La Chronique Spatiale (2014)

Reportage de CCTV sur le lancement de la fusée Longue Marche 3-C

Tag(s) : #Vols habités-Exploration

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