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Image prise par la caméra ROLIS de Philae  lors de la descente

Le 12 novembre 2014 fait désormais partie des grandes dates de la conquête de l’Espace. C’est à 17h03 que le signal confirmant la réussite de l’atterrissage du lander de la mission Rosetta a été reçu au centre de contrôle de Darmstadt en Allemagne. Un événement également retransmis depuis la Cité des Sciences et de l’Industrie.

Dans son roman de 1986 2061 Odyssée Trois, le grand Arthur C. Clarke s’amusait à décrire avec minutie le premier atterrissage d’un vaisseau spatial sur la comète de Halley. Ce 12 novembre, la  réalité a rattrapé la fiction puisque l’Agence spatiale européenne (ESA) a réussit l’exploit de devancer l’inventeur de l’orbite géostationnaire en posant Philae, non pas sur Halley, mais sur 67P Churyumov-Gérasimenko, un objet de dix milliards de tonnes et 4 km de diamètre découvert l’année d'une autre grande première, celle du premier pas sur la Lune. Ce "nouveau bond de géant", qui est européen ne l'oublions pas, s’ajoute aux autres déjà inscrits dans le grand livre de la conquête de spatiale. C’est également une réussite qui a demandé plus de vingt ans à l’Europe de l’Espace pour se concrétiser. Pour Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de Philae « l’émotion est très grande. L’effort de la France a été énorme et on souhaite qu’il continue à l’être. Cela va permettre d’avoir accès aux origines du Système solaire. » Jean-Yves Le Gall, président du CNES, parle quant à lui « d’un jour extraordinaire ». Visiblement impressionné, le chef de l'Etat qui était présent à la Cité des Sciences a évoqué "une avancée considérable de la conquête spatiale... Ce rêve doit être transmis à d'autres générations, que les jeunes puissent se convaincre qu'il y a d'autres limites à repousser".

Le chef de l'Etat, ici entouré par Jean-Yves Le Gall, président du CNES et Madame Claudie Haigneré, présidente d'Universcience, a évoqué "les limites à repousser"

Une ode à l’aventure

Et depuis la mission Giotto de 1986 et le simple survol de la comète de Halley, vingt-huit années auront été nécessaires afin de relever ce défi de l'atterrissage sur une comète. Pour l’astronaute de l’ESA Jean-François Clervoy, « c’est le genre de programme qu’il nous faut pour inciter les jeunes à s’engager sur les filières scientifiques.» Sa consoeur Claudie Haigneré parle quant à elle « d’une ode à l’aventure ». Et c’en est une. Car Rosetta et Philae ont quand même passés plus d’une décennie dans le vide spatial et parcourus plus de six milliards de kilomètres à travers l'immensité de notre Système solaire avant de rejoindre leur destination finale.

Philae, dont voici une maquette, est posé sur le sol de la comète mais ses harpons ne se seraient toutefois pas déclenchés. Le lander tiendrait grâce aux pas de vis du train d'atterrissage

Toutefois, Philae a quand même connu un problème puisque ses harpons ne se sont pas déclenchés. Mais, comme l'a rappelé Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA « c’est que nous nous sommes posés sur la comète et que nous avons la puissance à bord. » Il va maintenant falloir faire preuve de patience pour obtenir les premières images de la surface. Ainsi, de nouvelles données devraient être disponibles demain matin. L’aventure spatiale n’a jamais été aussi passionnante...!

Antoine Meunier

 

Crédit photos : ESA/Antoine Meunier

Crédit vidéo : ESA

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©                                                       La Chronique Spatiale (2014)

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Tag(s) : #Europe

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