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Vendredi 5 décembre : second essai réussi de la fusée Delta 4-H pour lancer Orion

Un nouveau chapitre de l’histoire des vols habités a commencé ce vendredi 5 décembre. La fusée Delta 4-H qui emportait la toute première capsule Orion dans l’espace s’est finalement envolée aujourd’hui depuis le SLC 37 du Centre spatial Kennedy (KSC) cet après-midi. Le vaisseau a été récupéré dans l'océan Pacifique au large de la Californie après avoir effectué deux orbites terrestres

La seconde tentative aura donc été la bonne. Après un premier essai avorté hier suite à un problème de valves d’alimentation sur la fusée, Orion a donc réussi son entrée en scène. Depuis 2011 et la dernière mission de la navette spatiale (Atlantis avec STS-135), aucun vaisseau habité américain ne s’est envolé depuis le Centre spatial Kennedy. L'essai en vol de ce premier exemplaire du vaisseau Orion, certes sans équipage, doit donc permettre à l’Oncle Sam de retrouver son indépendance en matière de vols habités. Cette première mission, qui a duré quatre heures et demie, a permis d‘éprouver la fiabilité du bouclier thermique lors d'un retour à vitesse (presque) interplanétaire. Pour un retour depuis la Lune, les véhicules Apollo fonçaient dont l’atmosphère à environ 40 000 km/h, Orion EFT-1 n’a atteint « que » 32 000 km/h et une altitude légèrement supérieure à 5 800 kilomètres. Il est ainsi grimpé dix fois plus haut que l’orbite du télescope spatial Hubble. Suspendu à ses trois parachutes, une image qui évoque forcément la période ApolloOrion a finalement amerri au large de la Californie avant d'être récupéré par le navire USS Anchorage.

Following a perfect launch and more than four hours in Earth's orbit, NASA's Orion spacecraft is seen from an unpiloted aircraft descending under three massive red and white main parachutes, and shortly after its bullseye splashdown in the Pacific Ocean, 600 miles southwest of San Diego. During the uncrewed test, Orion traveled twice through the Van Allen belt, where it experienced periods of intense radiation, and reached an altitude of 3,600 miles above Earth. The spacecraft hit speeds of 20,000 mph and w

Une capsule suspendue à trois parachutes ? Une image qui nous ramène au début des années 70 et l'ère un peu déjà vu des modules Apollo

Pas de mission habitée avant cinq ans

Avec cette entrée en scène réussie, le nouveau vaisseau américain passe donc sans problème son premier test. Maintenant, l'étape suivante viendra avec le lanceur SLS, mais ce ne sera pas avant 2018. Avec un corps central d’un diamètre de 8,4 m, le SLS devrait surpasser en hauteur Saturn V (121 m contre 111 pour cette dernière). Il s’agira de la mission EM-1 (Exploration Mission) qui inclura une participation européenne. Lors de son second vol, le vaisseau Orion doit être équipé d’un module de service dérivé de celui de l’ATV. C’est aussi pour les partenaires européens, une manière de conserver l'acquis de l'ATV mais surtout d’assurer la contribution dans l’ISS (dont la participation européenne au programme vient d’être votée lors de la conférence ministérielle à hauteur de 800 millions sur la période 2017-2020 rapporte l'ensemble de la presse). La première mission habitée n’est toutefois pas attendue avant 2020. Il est en effet planifié, que d’ici cinq ans (probablement en 2021), un équipage (international ?) embarque sur le vol EM-2 pour un voyage vers la Lune. Aucun projet de débarquement en surface en vue, il s’agira simplement de réaliser un tour de notre satellite avant de revenir sur Terre.

 

Antoine Meunier

 

 

Crédit photos : NASA/NASA TV

Crédit vidéos : NASA TV

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©                                                        La Chronique Spatiale (2014)

Lancement réussi pour le premier exemplaire d'Orion

Le splashdown a eu lieu à très exactement 17h29 heure de Paris.

Tag(s) : #USA

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