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Une fois dans l'atmosphère, l'IXV a plané avant de descendre sous parachutes et amerrir en toute sécurité

Contrat parfaitement rempli pour le petit démonstrateur européen ce mercredi 11 février. Celui-ci a amerri à l’ouest des îles Galápagos après un vol suborbital de cent minutes autour de la Terre. Il s’agit également du quatrième tir réussi pour le lanceur Vega depuis la base de Kourou.

C’est à environ 350 kilomètres d’altitude, quand l’étage AVUM de Vega s’est séparé du petit vaisseau que la mission suborbitale de l’IXV (Intermediate eXperimental Vehicle) a commencé. Arrivé à l’apogée de sa courbe (413 kilomètres), le « bébé-navette », pesant quand même deux tonnes et conçu sous maîtrise d’œuvre par Thales Alenia Space, a plongé dans l’atmosphère terrestre pour atteindre la vitesse de 7,5 km/s à 120 kilomètres d’altitude. Bardés de capteurs, ce lifting body (corps portant) permet désormais à l’Europe de disposer de ses propres données en matière de rentrée atmosphérique. Dans ce domaine, rien n’a été entrepris depuis 1998 et la capsule ARD. il s’agit aujourd'hui d’un véhicule qui laisse entrevoir un vaisseau encore plus ambitieux : le PRIDE*, une machine ailée théoriquement capable d’effectuer un rendez-vous avec un satellite et de revenir se poser sur une piste à la manière du fameux X-37B de l’US Air Force.

Avec quatre tirs sur quatre réussis, Vega affiche un sans faute

Grand Chelem

Avec la réussite de cette mission, achevée par un amerrissage dans le Pacifique Sud avant la récupération de la charge utile par le navire Nos Aries, l’Europe de l'espace démontre à présent sa capacité à maîtriser la rentrée atmosphérique. Une condition indispensable pour la mise en œuvre d’un vaisseau qui rapporterait des échantillons rocheux, un lanceur réutilisable ou encore un vaisseau habité. Une étape importante donc mais dans l’immédiat, il faudra attendre six semaines pour connaître les résultats de la mission, le temps pour les ingénieurs de dépouiller les données stockées par les instruments du vaisseau.

Par ailleurs, ce lancement de l’IXV, le premier de l’année pour Arianespace, est aussi le quatrième pour Vega. Un lanceur qui affiche donc un sans faute depuis le début de sa jeune carrière commencée à deux jours prêt il y a exactement trois ans (mission LARES). « Quatre lancements, quatre succès c’est le grand chelem comme au tennis. Mais surtout, cela montre la flexibilité de Vega», s’est félicité Jean-Jacques Dordain, le directeur général de l’ESA. Outre l’IXV, Vega a cette année encore deux rendez-vous sur son agenda ; les lancements programmés de Sentinel 2A et de Lisa Pathfinder.

Antoine Meunier

 

 

 

 

Crédit photos : ESA/ESA–S. Corvaja

Crédit vidéo : ESA TV

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*Program for a Reusable Inorbit Demonstrator for Europe que l’on traduira aisément par programme de démonstrateur européen orbital…

 

 

 

©                                                       La Chronique Spatiale (2014)

Le replay du lancement. Cela va très vite...

Tag(s) : #Futur-Technologie

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