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L'ellipse rouge indique la probable zone où se serait posé Philae.

L'ellipse rouge indique la probable zone où se serait posé Philae.

Quatre mois après son atterrissage historique sur la comète 67/P Tchuriumov-Gérasimenko, les scientifiques tentent comme prévu de reprendre contact avec le petit robot.

Le 12 novembre dernier, le petit atterrisseur de la mission Rosetta réussissait l’une des plus époustouflantes premières de l’histoire de l’exploration spatiale. Pendant trois jours, Philae a fonctionné grâce à l’énergie contenue dans ses batteries avant que celle-ci ne s’épuise. La pile lui fournissait une autonomie d’une soixantaine d’heures. Toutefois durant ce lapse de temps qui lui était imparti, le lander de l’ESA n’est pas resté inactif puisqu’il a transmis d’importantes quantités de données. Petite frustration, il n’a pu réaliser le forage tant espéré par les savants. Avant de s’endormir, il a même accompli une rotation afin de se retrouver en bonne position quand la comète traversera une région du Système solaire plus propice à un réveil. Depuis le 12 mars, les équipes techniques de la mission Rosetta sont maintenant à pied d’œuvre pour tenter de rétablir le contact avec Philae, premier atterrisseur à avoir établi une tête de pont sur une comète.

Lors de son atterrissage, Philae disposait d'un temps d'ensoleillement d'une heure trente. Les scientifique estiment que cette durée est à présent multipliée par deux

Optimisme

Deux tentatives doivent avoir lieu deux fois par jour jusqu’au 20 mars prochain. «…Il y a simultanéité entre deux paramètres essentiels : d’une part, un bon placement de Rosetta par rapport à Philae, ou plus exactement, par rapport à la zone du noyau où nous pensons que Philae se situe… », déclare Philippe Gaudon le chef de projet de la mission Rosetta dans une interview disponible sur le site du CNES. Cependant, il y a toujours une incertitude sur la position exacte de Philae bien qu’une zone soit déterminée à environ vingt kilomètres du centre de la comète. Chaque jour, il incombe donc à Rosetta "d’appeler" Philae. Pour l’instant seul le silence se fait entendre mais les scientifiques attendent une réponse d’ici le 20 mars. Il faut  juste tomber au bon moment en souhaitant toutefois que le froid n’ait pas définitivement détérioré l’électronique du bord. Si Philae ne se manifeste pas, de nouveaux essais de communication seront tentés vers la mi-avril. Entre le moment ou il s'est posé en novembre et maintenant, sa zone d’atterrissage est censée recevoir désormais deux fois plus de lumière solaire. Sans en être totalement certains, les scientifiques restent donc raisonnablement optimistes sur les chances de reprise de contact. Néanmoins pour le moment, il faut continuer à chercher...

Antoine Meunier

 

 

Crédit photos : ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA/A.Meunier

Crédit vidéo : ESA

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©                                                       La Chronique Spatiale (2015)

Sur une musique de Vangelis, revivons la descente de Philae vers la comète grâce à cette animation de l'ESA

Tag(s) : #Exploration

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