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C'est au nom de l'ESA et de l'équipe de la mission que Jean-Jacques Dordain a reçu le Prix Icare International 2015 de l'AJPAE

C'est au nom de l'ESA et de l'équipe de la mission que Jean-Jacques Dordain a reçu le Prix Icare International 2015 de l'AJPAE

La sonde européenne est à nouveau dans l’actualité cette semaine. Jean-Jacques Dordain, directeur général de l’ESA a reçu le Prix Icare International décerné à l’équipe de la mission par l’Association des Journalistes Professionnels de l’Aéronautique et de l’Espace (AJPAE) jeudi 21 mai.

Le développement de Rosetta fut parsemé d’embûches. Comme l'a ainsi rappelé Jean-Jacques Dordain, ce programme devait se dérouler en commun avec la NASA. Malheureusement, la catastrophe de Challenger en 1986 oblige l’administration spatiale américaine à se retirer du projet. Par la suite, Rosetta est soumise à un changement d’objectif qui doit être géré en moins d’une année suite à l’échec du vol Ariane 517 le 11 décembre 2002. Initialement prévue comme cible, la comète Wirtanen est abandonnée au profit de 67P/Tchourioumov-Guerassimenko qui devient accessible à partir de février 2004 avec la fusée Ariane 5 de nouveau disponible.

Philae, dont voici la maquette à l'échelle 1 se fait toujours désirer...

Philae, dont voici la maquette à l'échelle 1 se fait toujours désirer...

Un pari risqué

Cette mission souligne Jean-Jacques Dordain, « c’est aussi une idée et un pari risqué dans laquelle tous les états membres de l’ESA se sont engagés à hauteur d’un milliard d’euros ». Risqué, parce que pour un voyage qui va lui faire parcourir six milliards de kilomètres en dix ans, les ingénieurs ont fait le pari de ne pas employer de générateur radio-isotopique comme celui embarqué sur la sonde New Horizons qui vogue en ce moment vers Pluton. A la place « Cela a nécessité des panneaux solaires surdimensionnés ». Risqué car Rosetta a été plongé dans un profond sommeil de 31 mois avant de revenir à la vie. Le 20 janvier 2014, les équipes de l’ESA guettaient donc avec une angoisse légitime le signal qui confirmait le bon réveil de l’orbiteur européen. Un signal qui arrivera finalement avec quarante-cinq minutes de retard Il faut dire que l’ordinateur de Rosetta a cru bon de se mettre en mode reset. « Ce fut un moment difficile à vivre », concède avec humour le directeur général. Mais dès lors, la sonde pouvait se mettre en chasse de sa cible encore distante de neuf millions de kilomètres.

Quelques mois plus tard, le 12 novembre, un autre signal parvenait à Darmstadt. Celui de Philae, qui après une lente chute libre de sept heures a retransmis pendant 57 heures les premières images de la surface d’une comète ainsi que des informations qui « j’en suis persuadé fourniront des décennies de travail scientifique aux chercheurs », le patron de l'ESA. D'autant qu'en juin, Jean-Jacques Dordain va proposer une extension de neuf mois de la mission. Le programme Rosetta qui, ne l'oublions pas comporte deux vaisseaux (Rosetta toujours en orbite autour de la comète et l'atterisseur Philae) n’a donc pas fini de nous surprendre. 

Antoine Meunier

Crédit photos : Antoine Meunier

Crédit vidéo : ESA

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©                                 La Chronique Spatiale (2015)

Une sympathique animation vidéo de l'ESA pour comprendre comment se prépare un atterrissage sur une comète

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