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Les quatre responsables de la mission lors de la présentation. De gauche à droite; Roberto Provera, Roberto Angelini, Giorgio Tumino et Gaele Winters

Les quatre responsables de la mission lors de la présentation. De gauche à droite; Roberto Provera, Roberto Angelini, Giorgio Tumino et Gaele Winters

Le 11 février 2015, une fusée Vega lançait dans l’espace le démonstrateur de rentrée atmosphérique IXV. Dans le cadre du Salon du Bourget, les responsables de la mission ont présenté mardi 16 juin les résultats de ce vol qui doit permettre à l’Europe d’acquérir la maîtrise de la rentrée orbitale planée.

Avec ses cinq mètres de long et sa masse de deux tonnes, ce curieux objet volant qu’est l’IXV se classe dans la famille des « lifting bodies » ou corps portants en anglais. S’il y a déjà eu un précédent test de rentrée atmosphérique - la capsule ARD en 1998 -, c’est cependant la première fois que le Vieux Continent teste un engin comme l’IXV. Qu’a révélé cette mission ? Selon les données de vol qui ont été recueillies par les enregistreurs de bord, on apprend notamment que les températures externes, lors de la descente dans l’atmosphère terrestre, ont été moins importantes que celles escomptées. On apprend également que les températures internes du vaisseau sont restées dans les limites qui avaient été établies pour l’électronique embarquée. Une mission qui est donc un succès puisque « 100 % des objectifs et de la technologie testés au cours de la mission IXV ont parfaitement fonctionné». Si ce n’est la perte d’une redondance mais qui n’a pas eu d’incidence sur le bon déroulement du vol.

D'ici 2020, l'IXV, exposé devant le chalet de l'ESA, pourrait connaitre un successeur avec le PRIDE

D'ici 2020, l'IXV, exposé devant le chalet de l'ESA, pourrait connaitre un successeur avec le PRIDE

Objectif 2020

Ce succès peut notamment s’expliquer par la coopération entre industriels européens et l’institution. « Nous avons prouvé que nous avons la capacité en Europe pour ce type de programme, déclare Roberto Provera Directeur de l’activité vols habités de Thales Alenia Space. Et nous sommes prêts pour le prochain challenge... »

Et le prochain défi se nomme PRIDE, en l’occurence Programme de démonstrateur orbital réutilisable. Neuf états membres de l’ESA sont impliqués dans ce nouveau projet dont la France, la Suède et le Royaume-Uni. Machine très similaire à la navette X-37B de l’US Air Force, le PRIDE pourra revenir se poser sur une piste et effectuer toute une variété de missions spatiales  de manière autonome (expériences en microgravité, observation de la Terre, etc...). « Mais il s’agira cependant d’un véhicule définitivement civil», précise Giorgio Tunino, responsable de programme IXV pour l’ESA. La phase industrielle est prévue pour démarrer en septembre prochain. Ce futur véhicule réutilisable pourrait ainsi s'envoler pour l'espace d’ici 2020.

Antoine Meunier

 

 

 

Crédit photos : Antoine Meunier

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©                                 La Chronique Spatiale (2015)

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