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Hormis Rosetta, 2015 aura été l'année du climat a précisé Jean-Yves Le Gall

Hormis Rosetta, 2015 aura été l'année du climat a précisé Jean-Yves Le Gall

Jean-Yves Le Gall, président du CNES a présenté lundi 4 janvier ses vœux à la presse. L’occasion du traditionnel bilan de l’année écoulée et d’aborder les perspectives de 2016. Une année qui sera notamment placée sous le signe de la planète Rouge.

L'année 2015, c'est d’abord douze tirs réussis avec Arianespace dont six rien que pour Ariane 5. Cela permet à la fusée européenne d’afficher 69 lancements réussis d’affilée. Pour Jean-Yves Le Gall, cette cadence « prouve l’efficacité de la base spatiale de Kourou.» 2015, c’est aussi la saga de la mission Rosetta/Philae qui se poursuit. Si l’atterrisseur demeure désespérément muet depuis juillet, Rosetta continue toutefois d’envoyer des photos. En septembre prochain, sa mission doit s’achever avec la dépose de la sonde sur le noyau de la comète Tchouri. Mais si 2015 a été l’année de Rosetta, elle a également été celle du climat avec la COP 21. Le rôle des satellites dans la surveillance climatique n’est aujourd'hui plus à démontrer, puisque sur 50 variables climatiques définies par le GIEC*, 26 le sont depuis l’espace. Ce qui s’est concrétisé notamment par la mise en chantier des satellites Microcarb et Merlin destinés à l’étude des gaz à effets de serre d’ici 2020 (CO2 et méthane). La prochaine sentinelle de notre Terre à s’élancer dans l’espace est le satellite Jason 3. Prévu pour l’étude des océans, il doit être lancé le 17 janvier par une fusée Falcon 9.

Le problème d'étanchéité sur l'instrument SEIS oblige désormais la sonde Insight à un départ pour Mars en 2018

Le problème d'étanchéité sur l'instrument SEIS oblige désormais la sonde Insight à un départ pour Mars en 2018

Report pour Insight

Le président du CNES a également évoqué les prochaines missions. Mars sera à l’honneur en 2016. Malheureusement, les choses commencent mal. Fin décembre, la mission Insight initialement prévue pour un décollage en mars, a été reportée de vingt-six mois, suite à un problème d’étanchéité sur l’instrument SEIS. « C’est un coût dur », concède Jean-Yves Le Gall. La commission d’enquête mise en place, pour déterminer l’origine du problème, doit en principe rendre son rapport d’ici la fin du mois de février. Insight a coûté 670 millions de dollars (525 ont déjà été dépensés). L’instrument SEIS étant chiffré à 50 millions, le surcoût pour le CNES est estimé entre 10 et 20 %. Autre mission martienne : Exomars dont l’orbiteur doit s’élancer en mars prochain depuis Baïkonour. La seconde mission, constituée du rover Pasteur, est programmée pour un tir en 2018. A plus longue échéance, l’avenir sur Mars ce sera la sonde du JPL Mars 2020 pour laquelle l'agence spatiale française doit fournir l’instrument Supercam. Mars 2020, c’est aussi la première étape qui permettra d’envisager, à plus long terme, le retour d’échantillons martiens.

Ariane 6, ici en version 64, se veut "la bonne réponse" face à la concurrence

Ariane 6, ici en version 64, se veut "la bonne réponse" face à la concurrence

La bonne réponse

Dans le domaine des services, c’est Galileo qui devrait démarrer son activité dès la fin de l’année. Il faudra cependant attendre l'automne et le lancement des quatre prochains satellites par une Ariane 5 ES.

Autre object : l’Innovation et l’Inspiration devenus les maîtres mots du CNES pour continuer à « défricher de nouveaux territoires » Dans cette optique, une Direction de l’Innovation des Applications et des Sciences a été créée au sein de l’établissement public. Celle-ci a vocation à travailler sur les technologies de rupture comme la propulsion électrique ou les lanceurs réutilisables (Prométhée). Cette dernière option, on le sait, n’est pas une priorité. « Le paysage spatial a évolué, déclare Jean-Yves Le Gall, mais Ariane 6 (et Vega C) reste la bonne réponse face à la concurrence ». Ainsi, les deux futurs lanceurs de l’Europe, Ariane 6 et Vega C doivent être à pied d’œuvre pour 2020 et 2018. Mais rien n'empêche de regarder ce que fait la concurrence de l’autre côté de l’Atlantique…

Antoine Meunier

 

 

Crédit photos : A.Meunier/JPL-NASA/Airbus Safran Launchers

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* Groupement interministériel d’experts climatiques 

 

 

 

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