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Yutu, le rover de la mission Chang'e 3 est aujourd'hui immobilisé sur la Lune

Yutu, le rover de la mission Chang'e 3 est aujourd'hui immobilisé sur la Lune

Il y a deux ans, Chang’e 3 se posait dans Sinus Iridum offrant à la Chine son premier alunissage. Un événement aujourd’hui immortalisé par des centaines de photos rassemblées par la Planetary Society. Mais en coulisse, d’autres missions automatiques d’exploration de notre satellite sont en préparation.

Lancée en décembre 2013, la sonde Chang’e 3 fait partie de la phase 2 du programme de vaisseaux automatisés chinois. La phase 1 était quant à elle matérialisée par les sondes orbitales Chang’e 1 et 2 de 2007 et 2010 qui ont, entre autres, permis de cartographier la Lune. Parmi les projets à suivre, la Chine planifie un nouvel alunissage, mais cette fois-ci sur la Face cachée de l’Astre des nuits. Cette nouvelle tentative est en principe attendue pour 2018 avec la sonde Chang’e 4. Afin d’assurer la parfaite transmission des données scientifiques, il est prévu d’installer un satellite relais au point de Lagrange L2. Celui-ci devrait être lancé en juin de la même année. Pour ce qui sera de la mission Chang’e 4 en elle-même, il ne s’agira ni plus ni moins que d’un clone de Chang’e 3. Elle comportera un atterrisseur ainsi qu’un petit rover conçu pour explorer les proches environs du futur site d’alunissage. La destination visée par Chang’e 4 serait le bassin Aitken au Pôle Sud lunaire.

Lancée en décembre 2013, Chang'e 3 sera peut-être suivie par sa jumelle Chang'e 4 en 2018

Lancée en décembre 2013, Chang'e 3 sera peut-être suivie par sa jumelle Chang'e 4 en 2018

Chang’e 5 avant Chang’e 4 ?

La troisième phase du programme des sondes spatiales Chang’e prévoit l’envoi du vaisseau Chang’e 5 ; un atterrisseur pourvu d’une capsule de retour pour des échantillons lunaires. Celle-ci a d’ailleurs été testée lors de la mission Chang’e 5T1 en décembre 2014. Cependant, Chang’e 5 nécessite un lanceur plus puissant que celui utilisée lors de la mission Chang’e 3. Il s’agissait à l’époque de la fusée LM 3B. Ainsi, selon le site sinodefence.com, la fusée LM 5, qui peut placer jusqu’à 25 t en orbite basse, devrait faire ses débuts en vol fin septembre ou début octobre prochain. Chang’e 5 est ainsi annoncée comme la première charge utile confirmée qui utilisera ce lanceur. La mise en service de la fusée LM-5 (ainsi que de la LM-7*) marque un tournant. Ce lanceur utilise le mélange LOX-Kérosène qui est moins polluant que le cocktail peroxyde d’azote/UDMH utilisé habituellement.

Par ailleurs, Il semble acquis que la LM-5 placera également en orbite le futur laboratoire orbital Tiangong 2 en juin prochain. Pour ce qui est du retour d’échantillons de la Lune, celui-ci n’est cependant pas attendu avant 2018 comme Chang’e 4. Cependant, plusieurs sources évoquent un possible départ pour l’année prochaine pour Chang'e 5. Chang’e 4 viendrait après Chang’e 5 alors ? Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver dans les intentions chinoises. La logique du nombre voudrait que Chang’e 4 suive. Mais la difficulté d'atteindre la Face cachée de la Lune incite sans doute les ingénieurs à la prudence et à privilégier une option plus simple. Quoi qu'il en soit, les prochains défis lunaires de la Chine s'avèrent passionants...

Antoine Meunier

 

 

 

 

 

Crédit photos : CNSA/Planetary Society

Crédit vidéo :

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*Y compris dans sa version habitée, dès que sa fiabilité aura été validée

 

 

©                                                       La Chronique Spatiale (2016)

En bonus, un court montage de l'alunissage de Chang'e 3 et de la descente de Yutu. En 2018, si tout va bien, nous verrons peut-être les premières images de la Face cachée de notre satellite

Tag(s) : #Chine

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