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Le lanceur dans lequel prendra place Thomas Pesquet (ainsi que Peggy Whitson et Oleg Novitskiy) est déployé sur son pas de tir

Le lanceur dans lequel prendra place Thomas Pesquet (ainsi que Peggy Whitson et Oleg Novitskiy) est déployé sur son pas de tir

A J-4, la mission proxima de Thomas Pesquet entre désormais dans sa phase décisive. Ainsi, le lanceur qui doit emmener l’équipage de l’Expedition 50 vers la Station spatiale internationale (ISS) a été placé en position verticale ce lundi matin.

Bienvenue à Baïkonour un lieu chargé d'histoire. Pendant plusieurs décennies, la mythique base spatiale ne fut jamais mentionnée sur la moindre carte. Il n’était en effet pas question pour les Soviétiques de trahir aux Américains la position de l’endroit où étaient lancés leurs premiers engins spatiaux. C'est de là qu'a décollé Spoutnik ; le tout premier satellite artificiel le 4 octobre 1957. C’était déjà la même fusée qui a servi au lancement (sous la forme du missile R7-Semiorka). C'est également là que Youri Gagarine, le premier cosmonaute, s'est envolé à bord du Vostok 1 pour un vol d'une heure et quarante-huit minutes le 12 avril 1961. Vendredi prochain, Thomas Pesquet s'élancera à son tour dans l'espace, et du même pas de tir, pour un vol de six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

En cette glaciale matinée de lundi, les opérations de roll-out de la fusée qui transporte le Soyouz MS-03 ont débuté à sept heures pile du matin dans la nuit noire. Une tradition inaugurée avec Sergueï Korolev (le concepteur de la fusée qui a également envoyé Gagarine dans l’espace) mais qui ne décourage nullement les observateurs venus braver le froid. Sur le flanc de la coiffe du vaisseau, le visage du premier cosmonaute de l’histoire, veillera sur Peggy Whitson, Oleg Novitskiy et Thomas Pesquet qui prendront place à bord du Soyouz MS-03 dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le lanceur est acheminé sur son pas de tir par le rail

Le lanceur est acheminé sur son pas de tir par le rail

Le même rituel

Pour l’heure, il faut acheminer la fusée sur son aire de lancement. Une opération qui s’effectue à l’aide d’une motrice suffisamment puissante pour tracter les 305 tonnes du lanceur (dont 275 tonnes de carburant) qui s’étend sur plus de cinquante mètres. L'opération prend près de deux heures et a toujours lieu à sept heures du matin depuis cinquante-cinq ans. Dans la foule d’observateurs venus saluer la fusée on reconnaît plusieurs cosmonautes dont Claudie et Jean-Pierre Haigneré qui ont réalisé à deux quatre missions dans l’espace avec les Russes. « Je n’étais pas revenu ici depuis quinze ans. C’est-à-dire au moment de mon dernier vol, confie Madame Haigneré. Je n’ai donc pas vécu cette atmosphère au milieu des familles avec cette préparation à l’extérieur car je n’ai vécu que la partie cosmonaute derrière la vitre ». Claudie Haigneré est aussi jusqu'à aujourd'hui la dernière astronaute française à s'être envolée depuis Baïkonour pour ses missions. Sont également présents la famille dont le frère ainé de Thomas qui se plie au traditionnel jeu de l’interview avec les journalistes non sans une certaine émotion compte tenu de la solennité du moment. Un moment que Thomas Pesquet attend patiemment depuis son recrutement en 2009.

Pour Luca Parmitano, issu de la même promotion que l’astronaute français et qui a volé en 2013, outre le travail scientifique qui l'attend le plus important pour le jeune astronaute sera « de profiter de cette expérience à la fois professionnelle et humaine ». Une expérience qui débutera avec le lancement jeudi soir à 21h20 (heure de Paris).

Antoine Meunier

 

 

Crédits photos : Antoine Meunier

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©                                  La Chronique Spatiale (2016)

Tag(s) : #Russie

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