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En 2017, Arianespace prévoit sept tirs d'Ariane 5

En 2017, Arianespace prévoit sept tirs d'Ariane 5

Lors de ses vœux à la presse du mercredi 4 janvier, Stéphane Israël le PDG, est revenu sur les différents faits qui ont marqué la société en 2016. Il a également évoqué les perspectives pour 2017 lors de ce traditionnel rendez-vous de début d’année. Avec six lancements prévus entre fin janvier et fin avril, le rythme sera soutenu dans les premiers mois de l'année.

Sur les onze lancements prévus l'année dernière, tous ont été réalisés. Le bilan opérationnel se veut parfait. « Nous tenons nos engagements », se félicite Stéphane Israël. Le patron d’Arianespace a donc toutes les raisons d’être satisfait puisque la société dont il a la responsabilité depuis avril 2013 a par ailleurs battu plusieurs records l’an passé dont celui du nombre de lancements réussis d’affilée : il s’élève désormais à 76 pour Ariane 5. Le précédent était détenu par Ariane 4 avec 74. Celui du record de masse vers l’orbite géostationnaire : 10,7 tonnes déposées à deux reprises avec Ariane 5 ECA (VA 230 en juin et VA 234 en décembre). De plus, 27 charges utiles ont été lancées dans l’espace depuis le Centre spatial guyanais (CSG) pour une masse totale de 61,4 tonnes. Le précédent datait de 2012 avec vingt-cinq satellites. Parmi les charges utiles lancées en 2016 : dix sont des satellites GTO (sur un marché total de 19). S’il se veut confiant, Stéphane Israël reste néanmoins prudent : « Si nous avons montré la fiabilité de nos modèles, la fiabilité n’est jamais acquise ».  La mésaventure survenue à Space X en septembre résonne comme un avertissement. Côté chiffres, la société a signé 13 contrats depuis les douze mois écoulés. Stéphane Israël a d'ailleurs profité de ce traditionnel rendez-vous pour en officialiser deux : ceux des lancements des satellites Intelsat 39 prévu en 2018 et JCSAT-17 qui est projeté pour l’année suivante.

Pour Stéphane Israël, "la fiabilité n'est jamais acquise" (Crédit photo : A.Meunier)

Pour Stéphane Israël, "la fiabilité n'est jamais acquise" (Crédit photo : A.Meunier)

Des applications variées

Par ailleurs, la société annonce un carnet de commande de 5,2 milliards d’euros qui représente 55 lancements à réaliser pour un total de 32 clients. Dans le détail, cela représente 20 lancements d’Ariane 5, 27 lancements de Soyouz et huit lancements de Vega. « Les applications sont variées », indique Stéphane Israël : 77 % concernent les commandes commerciales et 23 % des applications institutionnelles. Le chiffre d'affaires atteint 1,4 milliard d'euros. Voilà pour le bilan 2016. Pour 2017, le calendrier va être chargé. Arianespace prévoit ainsi six lancements entre le 27 janvier et le 30 avril. Au total, douze mises à feu sont attendues sur les pas de tir cette année avec entre autres six Ariane 5 ECA pour des satellites devant se déployer sur orbite géostationnaire (GTO). Une septième Ariane 5, ES cette fois-ci, devra poursuivre l’expansion de la constellation Galileo au second semestre pour la Commission Européenne et l’ESA. Les trois fusées Vega auront la charge de lancer Sentinel 2B (Copernicus), ADM-Aeolus pour l’ESA ainsi que la mission double OPTASAT 3000 (Ministère italien de la Défense) et VENuS (Israël et France). Pour sa part, Soyouz doit lancer ses deux premières missions en orbite géostationnaire depuis le CSG : HAG-1/H-36W-1 (Hispasat) et SES-15 (SES).

Le Soyouz devra lancer ses premiers satellites en orbite GTO depuis la Guyane (sur la photo, il s'agit de la mission VS 14 d'avril 2016)

Le Soyouz devra lancer ses premiers satellites en orbite GTO depuis la Guyane (sur la photo, il s'agit de la mission VS 14 d'avril 2016)

Transition courte

Par ailleurs, parmi les autres thèmes abordés au cours de cette matinée figure aussi l’amélioration de la compétitivité des systèmes de lancements. Si Ariane 6 et Vega C doivent être prêts pour un premier tir, respectivement en 2020 et 2019 pour le second, Arianespace poursuit cependant les améliorations sur Ariane 5. Il s’agirait notamment de pouvoir augmenter de 300 kilogrammes la charge utile supplémentaire sous coiffe d’ici 2019 et d’agrandir cette dernière pour lancer deux satellites moyens. Mais la transition entre Ariane 5 et 6 est en marche. Celle-ci doit être deux fois moins longue qu’entre Ariane 4 et 5 (sept ans entre 1996 et 2003) et se faire en trois ans à partir de 2020 avec un objectif clair : continuer la course en tête...

Antoine Meunier

 

Crédit photos :ESA/CNES/Arianespace

Crédit vidéo : Arianespace

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©                                                     La Chronique Spatiale (2017)

 

Le 21 décembre dernier, une Ariane 5 plaçait sur orbite les satellites Star One D1 pour le compte de Star One et JCSat-15 pour JSAT. Il s'agissait du 11er et dernier tir de l'année pour Arianespace

Tag(s) : #Europe

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