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"En 2017, nous allons démarrer les premières étapes de la production d'Ariane 6...", déclare Alain Charmeau, CEO d'ASL

"En 2017, nous allons démarrer les premières étapes de la production d'Ariane 6...", déclare Alain Charmeau, CEO d'ASL

En 2016, Airbus Safran Launchers a jeté les bases pour la conception d’Ariane 6. Ces douze derniers mois ont permis d’organiser les bases nécessaires à l’industrialisation du futur lanceur. Pas question non plus de négliger le volet recherche avec le développement du moteur Prometheus.

Conserver un accès à l’espace reste un défi pour l’Europe mais Ariane 6 est désormais sur les rails. En 2016, la vie d’Airbus Safran Launchers a donc été marquée par plusieurs étapes décisives. En juin, c’était déjà la confirmation de la maturité du lanceur avec la revue de conception du lanceur remise à l'Agence spatiale européenne (ESA). Par ailleurs, la construction d'ASL est finalisée depuis le 1er juillet dernier. Au 31 décembre, Arianespace est devenue une filiale à hauteur de 74% après le rachat des parts du CNES. Le groupe comporte notamment onze filiales. Parmi les autres points importants de l'année écoulée, il y la signature de l’avenant qui permet d’utiliser la totalité des fonds nécessaire à la réalisation et l’industrialisation du lanceur. La ratification de cet accord le 9 novembre dernier avec l’administration spatiale européenne engage les 1,7 milliards d’euros qui sont nécessaires à la mise en activité d’Ariane 6. Un premier vol pour le successeur d’Ariane 5 qui est attendu, on peut le rappeler, en 2020. Selon différentes sources, Airbus Safran Launchers souhaite bénéficier d’un soutien accru de la Commission Européenne afin d’avoir un minimum de lancements garantis (5 Ariane 6 et deux Vega C) pour les cinq premières années d’exploitation. Si sept lancements d’Ariane 5 sont prévus cette année, 2017 se veut une année de consolidation avec cependant un début de production pour les premiers éléments de la nouvelle fusée.

Par rapport au prix du moteur Vulcain, celui de Prometheus devra être divisé par dix grâce notamment à l'emploi de l'impression 3-D

Par rapport au prix du moteur Vulcain, celui de Prometheus devra être divisé par dix grâce notamment à l'emploi de l'impression 3-D

Recherche et développement

En parallèle de l’arrivée de deux nouvelles solutions de lancements (n'oublions pas Vega C en 2018 ) pour la prochaine décennie, il y a également un volet 'Recherche' vers d’autres voies. « L’innovation doit rester le moteur de notre créativité et de notre réactivité pour faciliter l’accès à l’espace de nos clients actuels mais aussi futurs », déclare Alain Charmeau, CEO d’ASL dans un communiqué. Officialisé en juin dernier, le moteur Prometheus (Precursor Reusable Oxygen Methane cost Effective Engine) à propulsion LOX-Methane poursuit son développement. La grande nouveauté de ce propulseur est qu’il utilisera massivement l’impression 3-D afin de gagner du temps notamment dans son cycle de production. Il permet ainsi de réduire le nombre de pièces par rapport à Vulcain. Aujourd’hui, le coût d’un moteur Vulcain est d’environ 10 millions d’euros. Avec Prometheus, Airbus Safran Launchers ambitionne de diviser le prix par dix grâce notamment à la technique de l'impression en 3-D. Le coût du programme Prometheus est estimé à 125 millions d’euros. Prévu pour être réutilisable, Prometheus devra d’abord passer au banc d’essais. Un premier test doit avoir lieu au sol vraisemblablement d’ici 2019.

Antoine Meunier

 

Crédit photos : ASL/A.Meunier

Crédit vidéo : ESA

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©                                                    La Chronique Spatiale (2017)

 

 

Vidéo de l'ESA montrant un lancement type d'Ariane 6 (ici une version Ariane 64)

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