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Hausse budgétaire de 10 % pour le CNES

Janvier, c’est le mois des vœux. Mercredi 11 janvier, c’est Jean-Yves le Gall, le président du CNES qui s’est plié à ce traditionnel exercice devant les médias généralistes et spécialisés. Parmi les nouvelles annoncées, une hausse du budget de l'administration spatiale française.

Pour le CNES, comme pour le reste de la filière, 2016 aura été une année importante. Déjà parce que la mission Rosetta (achevée le 30 septembre dernier) est une réussite. En matière de sciences, il y a eu aussi le démarrage de Microscope dédié à l’observation du principe d’équivalence. 2016 aura été également marquée par les décisions prises sur Exomars 2020 lors du Conseil ministériel de Lucerne en décembre. On le sait, la deuxième mission du programme Exomars est aujourd'hui sécurisée. Le président du CNES est également revenu sur les actions prises en faveur du climat dans la foulée de la COP 21. C’est notamment l’engagement pris sur les programmes Microcarb (étude du CO2), Merlin (étude du méthane) et SWOT (étude des lacs). « 2016 a permis une véritable moisson de résultats remarquables pour l’espace en Europe mais plus particulièrement en France où 1500 emplois de haut niveau ont été créés dans l’ensemble du secteur spatial», se félicite Jean-Yves Le Gall. Et la bonne nouvelle c’est qu’en 2017, le budget de l’agence spatiale française s’élèvera à 2,334 milliards d’euros en augmentation de 10 % par rapport à 2016. Celle-ci représente 214 millions supplémentaires par rapport à 2016.

Voilà pour les chiffres.

2016 aura notamment été marqué par la mise en place des premiers services de la constellation Galileo

2016 aura notamment été marqué par la mise en place des premiers services de la constellation Galileo

Coopération

En 2017, les défis ne vont pas manquer. A commencer par la poursuite du déploiement du système de positionnement Galileo. Une nouvelle grappe de quatre satellites doit en effet être lancée à l’automne prochain par une Ariane 5 ECA. Il y a le début de la phase industrielle d’Ariane 6 (voir chronique de la semaine dernière). On notera également que le CNES poursuit les travaux sur le moteur à propulsion LOX-Méthane Prometheus qui doit être testé vers 2019. Ce moteur censé capable de réduire par dix les coûts doit fournir une poussée de cent tonnes. Il se veut « le socle du développement des nouveaux moteurs des futurs lanceurs ». Sur le chapitre des lanceurs du futur tels que les réutilisables, le CNES examine la piste Callisto. Selon nos informations, les trois partenaires impliqués dans ce programme (France, Allemagne et Japon) envisagent un test en 2020 à Kourou. Ce démonstrateur, similaire à un premier étage de Falcon 9, doit pouvoir monter à 100 km d’altitude et revenir se poser à son point de départ. L'investissement total serait de 50 millions d'euros. Côté missions, l’intégration de la mission Taranis (Tool for the Analysis of RAdiation from lightNIng and Sprites) consacrée à l’étude des phénomènes orageux doit avoir lieu. D’une masse de 152 kilogrammes, ce satellite doit être placé sur une orbite héliosynchrone à 700 km d’altitude. Durée de vie prévue : entre deux et trois ans pour un lancement planifié l’année prochaine. Pour sa part, le satellite VENuS réalisé en partenariat avec l’agence spatiale israélienne doit être lancé par une fusée Vega depuis la Guyane en juin. Dédié à l’observation de la végétation (pendant deux ans et demi), VENuS qui est une mission du programme Copernicus a comme objectif secondaire de tester des propulseurs à effet Hall fourni par l’Agence spatiale israélienne pendant un an. Autres projets réalisés en collaboration : les missions sino-française CFOSAT et SVOM. Le premier doit réaliser un suivi des vents et vagues à la surface des océans tandis que le second devra déterminer l’étude des sursauts gamma dans l’Univers. CFOSAT doit s’envoler en 2018 et SVOM en 2021. Tous deux utiliseront un lanceur chinois Longue Marche 2C.

Le satellite VENuS, réalisé en collaboration avec l'Israël, aura pour mission d''étudier la végétation

Le satellite VENuS, réalisé en collaboration avec l'Israël, aura pour mission d''étudier la végétation

Innovation et application

L'espace c'est aussi de multiples applications à mettre au service de tous. Ainsi, le CNES et la SCNF réfléchissent à des solutions innovantes pour le rail par la modernisation du système de contrôle-commande grâce à l'apport du système de navigation Galileo. Autre exemple : celui de la caméra qui équipe le Rover martien de 2020. La firme Sodern a signé un contrat pour fournir les senseurs stellaires de 900 satellites à partir d'une technologie dérivée de cette réalisation. Parmi les autres volets de cette matinée figuraient les télécommunications. Pour le premier Avec l’arrivée de projets ambitieux comme les constellations de satellites, l’enjeu économique est de réduire par 5 le coût du gigabit/s. Pour préparer l’avènement du très haut débit par satellite, le CNES et ses partenaires préparent l’avènement du Très Haut Débit avec un objectif : passer de 70 Gb/s à 1Tb/s. L'espace de demain s'invente aujourd'hui...

Antoine Meunier

 

 

 

 

Crédit photos : A.Meunier/CNES/CNES

Crédit vidéo : CNES

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Le crédo du CNES pour 2017...

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