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Trois des sept planètes du système Trappist sont situées dans la zone habitable

Trois des sept planètes du système Trappist sont situées dans la zone habitable

Au cours d’une conférence de presse ce mercredi, la NASA a annoncé la découverte de d'un groupe de planètes rocheuses autour de l’étoile Trappist 1a. Celle-ci située dans la constellation du Verseau. Une première car il s’agit de planètes de taille plus ou moins équivalente à celle de la Terre.

C’est en effet une découverte impressionnante faite par l’équipe internationale dirigée par le scientifique belge Michel Gillon. Si la chasse aux exoplanètes est aujourd'hui « courante » (plus de 3500 découverte à ce jour) depuis 1995 et la découverte de 51 Peg b par Michel Mayor et Didier Queloz, pour la première fois, sept planètes de taille semblable à notre Terre sont annoncées. Ce système, baptisé Trappist 1, se trouve à 39 années-lumière de notre propre système solaire dans la constellation du Verseau. Selon les chercheurs, il est probable que les sept planètes, qui évoluent autour de l’étoile (une naine ultra-froide), soient des mondes rocheux à l’image de ceux qui évoluent autour de notre Soleil (la Terre, Mercure, etc…). Bref, il y a de quoi susciter toutes les attentions. Pourquoi ? Parce que ces planètes tournent à une distance plus proche que celle Mercure orbite autour de notre propre étoile. De plus, selon les données reccueillies conjointement par le télescope Trappist installé à La Silla au Chili et de son homologue spatial Spitzer, trois d’entre elles évolueraient dans la zone habitable. Il est donc possible qu'une atmosphère soit présente et que l’eau à l’état liquide ait coulé sur au moins l’une elle.  Il faut donc continuer à investiguer en profondeur.  En 2018, une fusée Ariane 5 doit lancer le James Webb Space Telescope dans l'espace, il s'agira du successeur de Hubble (HST). Grâce à ses instruments théoriquement plus perfectionnés que son de son prédécesseur, le JWST devrait être à même de détecter l’empreinte d’éléments chimiques comme le méthane, l’oxygène ou encore l’ozone présents. Il s’agit d’éléments clés nécessaires pour évaluer l'habitabilité de ces planètes. Une fois à poste, le remplaçant de Hubble devrait pouvoir aussi analyser les températures et les pressions qui règnent au sol. Il faudra donc attendre encore quelques années avant d'en savoir plus sur ce système stellaire situé à près de 400 000 milliards de kilomètres de la Terre.

Antoine Meunier

 

 

Crédit photo : NASA/JPL

Crédit vidéo : NASA

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©                                                     La Chronique Spatiale (2017)

 

A revoir la conférence de la NASA

Tag(s) : #USA

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