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Peggy, Oleg et Thomas sont désormais sur l'ISS pour 180 jours

Peggy, Oleg et Thomas sont désormais sur l'ISS pour 180 jours

Le vaisseau qui a été lancé dans la nuit de jeudi à vendredi s’est amarré cette nuit à 0h58 du matin à la Station spatiale internationale. Il était à ce moment précis deux heures de moins à Paris. Thomas Pesquet, Peggy Whitson et Oleg Novitsky ont ainsi rejoint Robert Kimbrough, Sergey Ryzhikov et Andrei Borisenko. L'équipage de l'ISS est désormais complet. L’ouverture de l’écoutille a eu lieu officiellement à 3h40 du matin, heure de Moscou.

Ils auront donc passé plus de deux jours à attendre patiemment dans cet espace plus que restreint avant d'arriver à destination. Le volume habitable total du vaisseau est étroit : seulement 8,5 mètres cube pour trois personnes, répartis entre le module de rentrée et le compartiment orbital. Si la place est comptée, l’équipage dispose tout de même de deux minuscules hublots latéraux pour transmettre ses observations lors de la phase d’accostage qui représente peut-être l’un des moments les plus délicats dans un vol spatial. Celle-ci ne s’improvise donc pas. Elle répond à différents paramètres bien précis qui sont effectués à la seconde près par le commandant de bord et l’ingénieur de vol. C’est ce dernier rôle qui est rempli par Thomas Pesquet à bord du vaisseau. Il est assis à la gauche d’Oleg Novitsky. Ce dernier pour effectuer ses repères visuels, dispose d’un écran de contrôle installé sur la console de commande du vaisseau. Suivant la procédure, le troisième passager ne joue pas de rôle particulier dans la conduite du vaisseau. Pour réaliser l’amarrage, procédure inventée lors de la mission Gemini 8 de Neil Armstrong et Dave en 1966, on procède tout simplement par étape.

La mire sur laquelle se fixe le pilote du Soyouz pour aller se connecter. En bas à droite, deux informations essentielles : vitesse et distance

La mire sur laquelle se fixe le pilote du Soyouz pour aller se connecter. En bas à droite, deux informations essentielles : vitesse et distance

Sécurité maximale

Dans un premier temps, le Soyouz MS-03 a été amené à une distance de 170 mètres par rapport à la Station spatiale internationale actuellement située sur une orbite de 420 kilomètres d’apogée et 404 kilomètres de périgée (l’inclinaison est de 51,7°). Ensuite, Oleg et Thomas ont du aligner le vaisseau sur le bon port d’amarrage. Une fois fait, l’approche finale a pu être réalisée. La sonde installée sur l’écoutille d’amarrage du véhicule est prévue pour permettre une capture mécanique entre le Soyouz et le complexe orbital. Cette sonde va s’insérer dans le cône d’entrée du port d’amarrage. Une fois que la sonde touche le cône, une brève impulsion des propulseurs du Soyouz est nécessaire pour assurer l’entrée finale dans le port. Mais pas question d'ouvrir l'écoutille tout de suite. Pour assurer une étanchéité totale de la connexion entre les deux vaisseaux, Oleg et Thomas auront rétracté la sonde. Entre le moment ou le vaisseau s’est connecté à l’ISS et l’ouverture de l’écoutille, il s’est écoulé exactement deux heures et quarante deux minutes. Il était nécessaire d’égaliser les pressions, de sécher les scaphandres et enfin de se préparer aux premières déclarations devant les caméras et les représentants des partenaires de l'ISS.

Avec l'arrivée de cette nouvelle rotation, l'équipage de l'ISS repasse à six personnes

Avec l'arrivée de cette nouvelle rotation, l'équipage de l'ISS repasse à six personnes

Vrai début pour Proxima

Ces derniers, représentés par les responsables des agences spatiales, ont bien sur salué la réussite de l'amarrage, insistant notamment sur la coopération internationale du programme ISS. "Tout ce que nous faisons en matière d'exploration est réalisé par les partenaires que vous voyez assis aujourd'hui", a tenu à préciser David Parker le Directeur des vols habités de l'ESA. Ensuite, Thomas est apparu en compagnie de ses camarades, souriant mais un peu fatigué pour sa première apparition en orbite, échangeant quelques mots avec sa compagne, sa famille et ses amis. Pour le jeune astronaute, le travail scientifique va maintenant pouvoir commencer. Cependant, il va encore pouvoir profiter de la journée de dimanche, le lundi marquant le réel début de son travail scientifique. La mission Proxima va l’occuper sur près de deux cents expériences entre autres en biologie, physique des fluides ou encore des matériaux avec certaines manipulations pour le compte du CNES. A présent, six mois de travail en apesanteur l'attendent avant un retour programmé aux alentours du mois de mai...

Antoine Meunier

 

 

 

 

 

Crédits photos : Antoine Meunier

Crédit vidéo : Cité de l'Espace

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©                                 La Chronique Spatiale (2016)

Les premiers mots de Thomas Pesquet en orbite

Tag(s) : #Vols habités-Exploration

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