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Malgré une année marquée par une crise économique mondiale sans précédent depuis 1929, le secteur spatial s’en sort bien. Environ une demi douzaine de lancements d’Ariane V est programmé pour l’année.

Jean-Jacques Dordain l’avait déclaré au cours de ses vœux à la presse à la mi janvier : « On ne peut imaginer le futur sans espace ». Le spatial européen affiche en effet une bonne santé avec six à huit tirs d’Ariane V planifiés pour 2009. Depuis 2002, le lanceur européen aligne 28 réussites successives avec la version ECA. De quoi donner en effet le moral aux contractants. Et Ariane V va notamment mettre en orbite Herschel et Planck qui doivent mesurer la température du rayonnement cosmique. Outre l’exploration de l’Univers, la Terre, fait également l’objet de toutes les attentions avec des satellites explorateurs de la notre planète. L’exploration planétaire, c’est aussi apprendre à mieux connaître notre propre planète. Ce sera Goce (Gravity-Field and Steady-State Ocean Circulation Explorer) qui ouvrira le bal des tirs en mars prochain - mais avec un lanceur Soyouz -, afin de mieux nous faire connaître la circulation des océans. Il devra également mesurer les variations du champ gravitationnel terrestre. Prévu pour évoluer sur une orbite d’environ 250 kilomètres, ce satellite à l’allure d’un vaisseau tout droit sorti d’un film de Star Strek aura une mission d’une durée de vingt mois. Autre mission d’importance : Cryosat 2. Son lancement est programmé normalement le 9 novembre prochain et il sera dédié à l’étude des glaces. Cryosat sera pour sa part placé sur une orbite plus élevée et sa durée de vie devrait atteindre trois ans et demi. Ce satellite est directement calqué sur son prédécesseur perdu en 2005.

Toujours pas de véhicule habité

Mais paradoxalement, si l’ESA a su monter en puissance dans de très nombreux programmes spatiaux (exploration planétaire, météorologie, observation du soleil, etc…), elle ne dispose pas du même budget que celui de la vénérable NASA, qui aligne un chèque de 17,6 milliards de dollars pour environ 3 milliards d’euros pour l’agence européenne. De plus, si elle dispose de son propre laboratoire avec Colombus dans la Station Spatiale Internationale (ISS), l’Union Européenne ne dispose toujours pas de son propre véhicule spatial de transport. Seulement, à la différence des Etats-Unis, l’Europe  manque de cette culture du vol habité si profondément ancrée en Amérique. Toutefois, le Vieux Continent a choisi de s’engager sur d’autres chemins notamment avec l’arrivée du Soyouz en Guyane, mais à un moment donné, elle devra franchir un nouveau cap et pour cela, une décision politique est nécessaire. Voilà un défi pour l’ESA des années 2020… ou plus tôt ?

Antoine Meunier

 

 

Crédit Photos : ESA / CNES / Arianespace

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 Parution précédente : le 1/02/2009

 

 

©                                                          La Chronique Spatiale 2011 (2008- 2009)

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