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MSL on Mars

Curiosity devrait être livré à lui-même pendant un mois sur le sol de Mars

 

Au terme d’une quinzaine  marquée par une actualité politique et sociale plus que tendue, voici quelques morceaux choisis de l'actualité du monde spatial.


En direct de Mars

Commençons avec des nouvelles martiennes puisqu’une conjonction entre la Terre, la planète Rouge et le Soleil va entraîner une perte de contact avec Curiosity pour une durée d’environ un mois. Pendant quatre semaines, la NASA ne pourra donc pas contacter son astromobile du fait de l’alignement des trois astres. Celle-ci est donc placée en mode survie. Les données récoltées ne pourront être exploitées qu’à la fin de la conjonction.

Toujours sur Mars. C’est une nouvelle étonnante qui est tombée le 15 avril dernier. Une équipe de passionnés aurait réussi à remettre la main sur un vestige perdu de la conquête spatiale ; la sonde spatiale soviétique Mars 3. Lancée en mai 1971, son module de descente s’est, à l'époque, correctement posé. Seulement, pour une raison inconnue le vaisseau a cessé de fonctionner au bout de quinze secondes. Les séries de clichés étudiés provenant de la sonde Mars Reconnaissance Observer laissent à penser qu’il s’agirait peut-être de Mars 3. Le premier engin spatial a s’être posé sur la planète Mars cinq ans avant les Viking, pourrait ainsi avoir été retrouvé. Cependant, il faudra pousser plus avant les investigations pour confirmer cette hypothèse.


Orion_Service_Module.jpg

Un vaisseau Orion pourrait viser un astéroïde vers 2025

Exploitation minière

Autre aspect du volet exploration, dans son budget 2014 la NASA débloquera 105 millions de dollars pour étudier la faisabilité de capturer un astéroïde d’une dizaine de mètres, d’une masse de 500 tonnes pour le placer soit en orbite lunaire ou sur un point de Lagrange. Si une mission habitée est envisagée pour 2025, ce type de mission pourrait ouvrir une brèche pour l’exploitation minière des astéroïdes. Un créneau dans lequel les firmes Deep Space Industries et Planetary Ressources sont déjà engagées. Important, Jean-Yves Le Gall, le successeur de Yannick d'Escatha à la tête du CNES, confie dans les colonnes du Figaro du 15 avril, avoir été contacté par Charles Bolden "pour nous proposer de participer à sa future mission de capture d'un astéroïde". Le CNES a mis en place un groupe de travail pour cette mission.

STMA08MEn 2018, un premier Soyouz habité devrait décoller depuis le futur cosmodrome de Vostotchny


Déclaration d’intention ou réelle promesse ?

Enfin, lors du 52ème anniversaire du vol de Youri Gagarine, le président russe Vladimir Poutine a fait une déclaration pour le moins étonnante. Il a entre autres annoncé que 1600 milliards de Roubles soit 40 milliards d’euros, devraient injectés dans le secteur spatial d’ici 2020. Par ailleurs, en 2018, une première mission habitée devrait partir depuis le futur cosmodrome de Vostotchny actuellement en construction en Sibérie. Les travaux doivent s’achever d’ici 2015. Monsieur Poutine entend ainsi pouvoir disposer d’une solution de repli au cosmodrome de Baïkonour loué au Kazakhstan jusqu'en 2050. Par ailleurs, selon le chef de l'agence spatiale russe, Vladimir Popovkine, un moteur nucléaire susceptible de fournir de l'énergie pour une station orbitale ou un vaisseau martien pourrait être testé dans cinq ans. Bref, beaucoup de projets sont annoncés. Seront-ils tous réalisés ? Là, est toute la question...

Antoine Meunier

 

Crédits photos : NASA-JPL/NASA/NASA-TV

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©                                                        La Chronique Spatiale (2013)

Tag(s) : #Exploration

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