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Initialement programmée en octobre 2008, cette cinquième mission de maintenance du télescope spatial Hubble (HST) devrait décoller, si tout va bien, lundi prochain.

C’était devenue une habitude depuis la reprise des vols en 2005, les navettes ne ralliaient plus que l’ISS, depuis les deux vols de qualification de 2005 et 2006 après la perte de Columbia en 2003. Mais, outre son habituelle mission de livraison de fret vers la Station spatiale, c’est oublier que l’orbiteur peut également mener des tâches de réparation d’un satellite. Avec STS-125, Hubble va donc subir sa toute dernière remise à neuf. Pour ce faire, les astronautes vont donc rejoindre le vénérable engin sur une orbite d’environ 600 kilomètres d’altitude. En cas de problème, il leur sera cependant impossible de rejoindre la Station spatiale qui croise sur une orbite inférieure (environ 400 kilomètres). Cette mission permettra, entre autres, l’installation du COS ou Cosmic Origins Spectrograph. Cet instrument scientifique offrira la possibilité de restaurer certaines possibilités du télescope spatial.

Une caméra à grand champ

Avec ce nouvel instrument, il sera possible de mesurer la structure et la composition de la matière concentrée dans ce que les scientifiques appellent la « Toile Cosmique ». Un second instrument viendra renforcer les capacités de Hubble : la WCF 3 (Wide Field Camera, une caméra à grand champ qui étudiera, entre autres les galaxies lointaines.

Pour cette cinquième et dernière visite de contrôle, la NASA a choisi Scott Altman (dont c’est ici la quatrième mission et qui a dirigé le vol STS-109 vers le télescope spatial en 2002). Parmi les autres membres de cet équipage qui compte sept personnes dont une femme, l’astronaute John Grunsfeld, déjà vétéran de quatre vols spatiaux, était probablement parmi les mieux placés pour ce vol puisqu’il a volé en décembre 1999 sur STS-103 pour installer, entre autres, de nouveaux gyroscopes sur Hubble. Et sur STS-109, en 2002, il a réalisé trois EVA vers le télescope spatial. Comme son collègue Mike Massimino, qui a réalisé deux marches dans l’espace sur la même mission. Au total, cinq sorties d’environ six heures et demie dans l’espace sont prévues pour installer les différents composants. Pour sa part, Megan Mac-Arthur, dont c’est le baptême de l’espace aura la délicate tâche de manipuler le bras robot de la navette Atlantis.

Prévue depuis plus de deux ans, cette mission devrait permettre à Hubble de fonctionner jusqu’en 2014. De quoi fournir des images encore plus spectaculaires de l’Univers avant que le futur James Webb Space Telescope (JWST) ne soit, en principe, lancé en 2013 par une fusée Ariane V ECA.

Antoine Meunier

 

Sources : NASA

Photos : NASA

Contacts

http://lachroniquespatiale.vox.com

lachroniquespatiale@gmail.com

 

 

*SM : Servicing Mission (Mission d’entretien). Quatre vols de remises à niveau du télescope spatial ont déjà eu lieu en 1993 (STS-61), 1997 (STS-82), SM3A en 1999 (STS-103) et SM3B en 2002 (STS-109).

 

 

 

(Parution précédente : le 4/05/2009)

 

 

 

©                                                                          La Chronique Spatiale 2011 (2009)

Tag(s) : #USA

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