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Planck CMB orig

  Avec cette nouvelle image, les scientifiques escomptent bien percer quelques secrets de notre Univers

 

La mission de l’observatoire Planck est terminée. A cette occasion, l’Agence spatiale européenne et l'équipe scientifique du projet ont tenu une conférence au siège de l'ESA jeudi dernier sur les derniers résultats de cette mission. Une nouvelle carte du rayonnement fossile de l'Univers a ainsi été dévoilée à la presse.

 

Le 3 juillet 2009, soit six semaines après son départ du Centre spatial Guyanais (CSG), un petit satellite d’une masse de  1,8 tonne « grimpe »jusqu’au point de Lagrange L2. Nous sommes à 1,5 million de kilomètre de la Terre. C’est un petit satellite mais son défi est immense puisque son objectif est d’étudier, entre autres, le « bruit de fond » cosmologique ». En parlant de bruit de fond, comprenez la lumière fossile, il s’agit du rayonnement qui a été émis 380 000 ans « juste » après la naissance de notre Univers. Les cris d'un nouveau-né en quelque sorte.

La nouvelle image qui a été présentée à la presse se base sur les quinze premiers mois de travail de la mission au cours desquels chaque région du cosmos a été cartographiée un minimum de deux fois.

 

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Pour que les détecteurs spéciaux (bolomètres) de la mission opèrent, Planck a fonctionné dans une température inférieure au zéro absolu (-273,15 degrés Celsius)

 

Un projet de vingt ans

Succédant aux satellites de la NASA, COBE (1989) et WMAP (2001), cette mission d'étude du fond diffus cosmologique de l'Univers est née de la fusion des projets italien et français COBRAS/SAMBAS*. En 1996, l’ESA donne au satellite le nom du physicien allemand Max Planck, qui fut notamment prix Nobel de physique en 1918. Cet « explorateur » du cosmos a parfaitement fonctionné fournissant ainsi de nouvelles données sur la voûte céleste. Il a notamment permis d’affiner le taux d’expansion de l’Univers, la constante de Hubble. Résultat, la nouvelle valeur serait de 13,82 milliards d’années.  Le précédent chiffre émis par WMAP en 2003 était de 13,75 milliards d’années. « La qualité extraordinaire de l’Univers juvénile que nous brosse Planck nous permet de mettre à nu jusqu’à ses fondements sous les différentes strates du temps et met en évidence que notre représentation du cosmos est loin d’être complète », déclare Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA. Et cette représentation, elle est aujourd'hui encore affinée avec une proportion de 64,9 % d’énergie noire, 26,8 de matière noire et 4,9% pour la matière classique (étoiles et galaxies). Pour Jan Tauber, responsable scientifique de Planck, la mission donne une nouvelle vision de l’Univers. « C’est le début d’une nouvelle aventure et nous comptons bien résoudre une partie de l’énigme en poursuivant l’analyse des données de Planck », déclare le chercheur. Une aventure qui, bien entendu, ne fait que commencer...

Antoine Meunier



Sources : ESA

Crédits photos : ESA-Planck Collaboration/ESA-AOES Medialab

Contacts

http://lachroniquespatiale.over-bog.fr

lachroniquespatiale@gmail.com

 

*Cosmic background Radiation anisotropy Satellite and Satellite for Measurement background anisotropies

 

(Dernière mise à jour : dimanche 24/03/13)


©                                             La Chronique Spatiale (2013)

Tag(s) : #Europe

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