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Mars-manned-mission-NASA-V5

Projet de rover pressurisé de la NASA pour une future mission habitée vers Mars 

 

 

Chaque année depuis maintenant dix ans, une section européenne de la Mars Society organise une convention annuelle. En 2011, le rendez-vous est pris à Neuchâtel en suisse du 30 septembre au 2 octobre prochain.

 


Malgré un avenir encore incertain des vols habités aux Etats-Unis, les tenants de la conquête de Mars restent plus que jamais mobilisés. Cette année, la toute jeune, mais déjà très active Mars Society Switzerland, dirigée par Pierre Brisson, organise le Congrès martien 2011 (EMC 2011) à Neuchâtel fin septembre. Trois jours durant, une  trentaine d’intervenants se succèderont au micro pour un état des lieux sur les missions automatiques et sur les possibilités de missions habités vers la planète rouge. Parmi les participants, citons les interventions de Richard Heidmann, président fondateur de planète Mars, section française de la Mars society, d’Alain Souchier son successeur et de Charles Frankel, géologue spécialiste de Mars. Point d’orgue de cette édition 2011, Robert Zubrin, président de la Mars Society devrait également prononcer une allocution. Cet évènement, qui a su s’inscrire dans la durée depuis plus d’une décennie s’annonce d’ores et déjà à ne pas manquer. Si le programme n'est pas encore définitif, "nous approchons du but", précise Pierre Brisson, le président de la section Suisse. Rendez-vous le 30 septembre prochain, pour trois jours de brainstorming dans la capitale suisse de la microtechnique.

Antoine Meunier

 

 

EMC Flyer small

La convention EMC 11 se tiendra du 30 septembre au 2 octobre 2011 à Neuchâtel en Suisse.

Tous les renseignements pratiques sont disponibles sur le site de l'association à l'adresse www.http://www.planete-mars-suisse.com/crbst_76.html


 

 

 

 

brisson

 

   Trois questions à Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland

 

LCS : Depuis quand existe la section suisse de la Mars Society?

 Pierre Brisson : En fait, une « première version » a été créée en 2003 par le géologue Gabriel Borruat de l’Université de Lausanne. Mais cet organisme précurseur s’est rapidement étiolé pour s’éteindre deux ans plus tard. Toutefois, la fibre martienne est bien présente en Suisse. Je l’ai constaté en décembre 2009 à l’occasion d’une conférence que j’ai organisée, à l’Université de Neuchâtel et à laquelle a notamment pris part Richard Heidmann. Sur cette base, j’ai donc re-créé, en février 2010 la Mars Society Switzerland. Le docteur Sebastian Gautsch de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), qui a écrit sa thèse sur le microscope à force atomique de la sonde Phoenix et qui participait à cette conférence, en est devenu l’un des vice-présidents. Le second, le docteur Pierre-André Haldi, également de l'EPFL, est un spécialiste de l’énergie.


LCS : Avez-vous des attentes personnelles sur ce congrès et sinon quels en sont les objectifs ?

Outre l’intérêt qu’il présente notamment par la qualité de ses participants, mon souhait est bien entendu que ce congrès attire beaucoup de monde notamment en Suisse. Je souhaite aussi qu’il ait un effet d’accélération sur notre association, en incitant certains membres du milieu scientifique suisse, à nous rejoindre. Dans cette optique, je tiens à démontrer le sérieux de notre organisation et prouver qu’elle peut être un lien utile d’échanges sur le thème de Mars entre plusieurs disciplines.


LCS : Crise économique sérieuse, conflits localisés ou encore problèmes environnementaux graves, les problèmes actuels ne manquent pas. D'après vous l'astronautique fait-il encore rêver le public dans le contexte de 2011 ?

 

Il est vrai que « les temps sont durs » et que beaucoup de gens ont d’autres préoccupations que d’explorer la planète Mars. Toutefois, je pense que les périodes difficiles restent propices au désir d’évasion, au rêve mais aussi à la réalisation d’entreprises « extraordinaires ».

Pour aller vers une plus grande maîtrise de notre environnement, nous devons montrer à nos concitoyens que la conquête spatiale, et particulièrement les vols habités, n’est pas un luxe inutile. Au contraire, cela peut nous ouvrir de nouvelles possibilités d’enrichissements collectifs comme individuels.

 

Propos recueillis par Antoine Meunier

 

 

 

 

 

 

Crédits photos: NASA//Mars Society Switzerland/Manchu /Pierre Brisson

Contacts

http://lachroniquespatiale.over-blog.fr

lachroniquespatiale@gmail.com

 

 

 

 

 

  (mis à jour le 4/04/2011)

 

 

©                                                        La Chronique Spatiale (2011)

 

   

Tag(s) : #Interviews

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