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Le lancement a eu lieu à 15h26 heure de Paris

 

 

La Chine a placé hier sur orbite son « Palais Céleste» à l’aide d’une fusée LM-2F/G. Un prélude à une station spatiale de plus grande ampleur qui devrait voir le jour au cours de la prochaine décennie.


Ce nouveau lancement dans le programme habité chinois fait suite à la mission Shenzhou 7 de septembre 2008. A l’époque, Zhai Zhigang a réalisé la première sortie extra-véhiculaire (EVA) d’un taïkonaute. Désormais, avec ce laboratoire de 8,5 tonnes dont la silhouette évoque un module de station russe Salyut, la Chine entend acquérir la technique du rendez-vous et de l’amarrage en orbite basse pour démarrer l’assemblage d’une station spatiale. Station qu’elle compte mettre à poste d’ici 2020.

Les premiers ayant expérimentés l’amarrage dans l’espace furent les Américains lors de la mission Gemini 8 en 1965 avec Neil Armstrong et David Scott. Les choses faillirent d’ailleurs très mal tourner lorsque la capsule Gemini, arrimée à l’étage cible Agena, se mit à tournoyer sur elle-même. Le sang-froid des deux hommes et la maîtrise du pilotage d’Armstrong permirent de sauver la capsule. Cependant, la mission fut prématurément annulée. Armstrong et Scott furent récupérés après seulement un peu plus de dix heures passées autour de la Terre.

 

Tiangong-1-Heavenly-Palace-Chinese-space-station

Sur cette illustration, le module Tiangong 1 (à gauche) est rejoint par un module Shenzhou

 

Première tentative de rendez-vous dans l’espace

Pour cette première, Tiangong 1 doit être en principe rejoint en orbite par Shenzou 8 dans un peu plus d’un mois pour un rendez-vous automatique. Toutefois, ce vaisseau, à la différence de ses prédécesseurs, n’embarquera pas de taïkonautes. On peut supposer que les responsables chinois prennent toutes les garanties de sécurité avant d’envoyer des cosmonautes s’amarrer à Tiangong 1. Ce devrait être chose faite au cours des vols suivants ; Shenzhou 9 et Shenzhou 10 en 2012. Pour cela, la tentative d’amarrage programmée avec le Shenzhou 8 doit être un succès.

Ainsi amarré au module, le vaisseau formera un embryon de station pour une mission de plusieurs jours. Dans le courant de l’année 2012, il est prévu un vol d’une semaine lors de Shenzhou 10. Les missions de  plus longue durée (trois semaines) seront par la suite dévolues à Tiangong 2 (probablement pour 2013). Celui-ci pourrait d’ailleurs être accosté par un vaisseau de ravitaillement.

Entrée voici huit ans dans le club très fermé des nations capables d’envoyer des hommes dans l’espace avec le vol Shenzhou 5 de Yang Liweï, la Chine poursuit patiemment son programme de vols habités. Si Tiangong 1 n’est que la première étape d’une future station spatiale de plus grande ampleur, l’Empire du Milieu doit encore se doter d’un lanceur lourd, c’est-à-dire capable d’envoyer des modules d’une vingtaine de tonnes en orbite basse. La fusée LM-5 doit répondre à cet impératif mais ce ne sera pas avant 2014.

Antoine Meunier

 

 

Crédits Photos : DR

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©                                                        La Chronique Spatiale 2011

Tag(s) : #Chine

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