Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mars500

Le complexe de Mars500. Au fond à gauche, le module simulant la surface de Mars

Au sein de l’IBMP*, l’équipage de Mars 500 se prépare pour la seconde phase de leur voyage immobile vers Mars. Le 8 février, le groupe sera scindé en deux pour une mission en « surface », tandis que l’autre moitié restera en orbite.

Depuis 40 ans, les russes disposent d’un savoir-faire unique en matière de vols de longue durée. L’expérience Mars 500, menée en collaboration avec l’ESA, est ainsi unique en son genre. D’abord parce qu’elle comprend un équipage international (trois Russes, un chinois, un italien et un français). Ce même équipage vit les contraintes d’un vol de très longue durée : cinq cents jours dans l’espace : 250 jours pour aller sur Mars, un mois de mission au sol, puis 240 jours de vol retour.

A ce jour, les missions les plus longues sont celles de l’ISS qui n’excèdent pas six mois. Toutefois, plusieurs vols ont dépassé le cap de l’année en orbite. C’est le cas de Valeri Polyakov, qui avec 437 jours dans l’espace (janvier 1994 – mars 1995), détient toujours le record absolu. On se rapproche ici des futures conditions d’un voyage vers Mars. Toutefois, par rapport à un équipage martien, les passagers de l’ISS peuvent communiquer en direct avec la Terre. Pour donner plus de crédibilité à Mars 500, les délais de communication radio ont chaque jour été rallongés pour simuler l’éloignement d’avec la Terre.Romain Charles

A partir du 8 février, le Français Romain Charles devra participer aux préparatifs de "retour vers la Terre"

 

Simulations au "sol"

L’un des objectifs de cette simulation à part doit permettre de mesurer l’impact psychologique sur le moral des « voyageurs ». Il s’agit plus d’un test sur les réactions humaines que sur le matériel. Si l’on peut évaluer  les qualités de vol d’un vaisseau, l’homme reste donc le « capteur » que l’on n’a pas inventé. En cela, une expérience comme celle actuellement menée en Russie est donc indispensable pour une future mission martienne. Mais elle n’est pas comparable aux autres expériences de confinement. Elle inclut également la réalisation d’une simulation « en surface ». En effet, le 8 février, Alexander Smoleevsky (Russie), Wang Yue (Chine) et Diego Urbina (Italie), « descendront » à la surface de Mars à bord d’un module d’atterrissage. Objectif : un mois d’expériences dans un autre module de 1 200 mètres cube reproduisant les conditions de la planète Rouge. Deux d’entre eux réaliseront des « EVA » avec des combinaisons spatiales spécialement conçues pour l’expérience. A l’exception de la gravité martienne et des radiations, tout est donc refait pour que l’équipage vive une simulation aussi proche que possible de la réalité.

Mais plus que la simulation en elle-même, les six hommes doivent apprendre à vivre en cohésion et ne compter que sur eux-mêmes. Ce qui sera le cas des futurs explorateurs mariens. Le 1er février, l’équipage ouvrira l’écoutille du module de descente. Sept jours plus tard, Alexander Smoleevsky et Diego Urbina seront les premiers hommes à "marcher sur Mars". Pour la première fois, nous aurons un aperçu d’une future mission habitée sur la planète Rouge.

Antoine Meunier

 

 

Orlan

Un scaphandre Orlan a été spécialement conçu pour Mars 500

 

L’équipage de Mars500

Réalisée conjointement avec l’ESA, Mars500 accueille un équipage de trois Russes, un italien et un français. Alexey Sitev, 38 ans, est physicien et assure le commandement de la mission. Ses compatriotes Sukhrob Kamolov et Alexandr Smoleevskiy sont chirurgien et médecin et sont âgés respectivement de 37 et 32 ans. Le premier assure les fonctions de médecin de bord. Wang Yue et Diego Urbina, respectivement 26 et 27 ans, sont tous les deux ingénieurs. A 31 ans, Romain Charles représente la France dans cet équipage pluriculturel. Il assure les fonctions d’ingénieur de vol. sauf contre-ordre, il restera à bord du vaisseau pour préparer le voyage de retour vers la Terre.

Crédits photos : IBMP/Oleg Voloshin

Contacts

http//lachroniquespatiale.over-blog.fr

lachroniquespatiale@gmail.com

 

 

 

 

 

 

*Institut des problèmes bio-médicaux de l’Académie des Sciences de Moscou

 

 

 

 

 

 

© La Chronique Spatiale 2006-2011

Tag(s) : #Futur-Technologie

Partager cet article

Repost 0