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ATV3

Pour l'Europe, l'ATV constitue la première étape vers un vaisseau habité.

 

Avec l’arrêt des navettes, le nombre de missions spatiales habitées diminue sérieusement au moins jusqu'à l'arrivée du vaisseau Orion.

La décennie qui s’ouvre marque le pas des vols habités en occident. Avec une Station spatiale internationale (ISS) achevée, des navettes définitivement à la retraite, un seul système de transport pour accéder à l’ISS (le Soyouz), les missions spatiales habitées connaissent un régime strict jusqu’à l’arrivée du MPCV qui ne devrait, au mieux, faire sa première sortie qu’en 2021 (peut-être 2019). Pour l’heure, seule la Chine parait tirer son épingle du jeu avec les lancements réussis au début de l'automne du laboratoire Tiangong 1 et du vaisseau Shenzhou 8 (à vide) pour un premier rendez-vous automatique réussi. En 2012, Shenzhou 9 et Shenzhou 10 devraient chacun réaliser un amarrage au petit laboratoire nouvellement installé en orbite terrestre. Et il est maintenant probable que la première femme taïkonaute fera partie de l’une ou l’autre de ces deux missions. La Chine prend son temps et quelque part, c’en est presque exaspérant car elle n’a pas de réel adversaire face à elle. A chaque nouvelle mission, les ingénieurs chinois progressent et l’objectif pour 2020 est de disposer d’un complexe spatial qui pourrait ressembler à la défunte station Mir. Ce qui n’est tout de même pas rien. MPCV

Le premier vol piloté du MPCV ne devrait pas avoir lieu avant 2021

 

50 milliards de dollars pour les missions habités

L’objectif suivant du programme de vols habités de la Chine n’est plus un secret : il s’agit de déposer un équipage d’un ou plusieurs taïkonaute sur le sol lunaire au milieu des années 2020.  Un article publié dans Ciel et Espace de ce mois-ci indique que l'Empire du Milieu engagerait 50 milliards de dollars pour la période en matière de vols habités. Alors que la France vient de fêter les cinquante ans du CNES, que doit-on retenir ? Tout de même une chose. Lors de son discours, le 30 novembre dernier au Musée des Arts et Métiers à Paris, le Premier Ministre François Fillon réaffirmait le soutien de la France pour la mise au point d’une Ariane 6. «…Veiller à la pérennité et au développement de lanceurs européens autonomes et performants », apparaît comme une donnée prioritaire à l’inverse des missions habitées dont le président Sarkozy ne faisait pas une priorité. « Dans ce domaine notre objectif prioritaire n'est pas d'envoyer des astronautes au-delà de l'orbite terrestre dans un futur proche, mais d'amplifier l'exploration scientifique du système solaire », déclarait-il huit jours plus tôt au CNES. La robotique doit être mise en avant. Aujourd’hui, l’accent sera prioritairement mis sur les systèmes comme GMES ou encore Galileo. Après bien des atermoiements, le GPS européen doit en effet  prendre son envol. L'heure est à l'espace utile.

Toutefois, la France continue de jouer un rôle moteur notamment dans les lanceurs. Mais une question se pose : à quand l’impulsion d’un projet concret de véhicule habité en Europe ? Aujourd'hui, toutes les briques existent: ATV, module Columbus, lanceur capable d'expédier une charge de vingt tonnes en orbite basse. Seule manque une volonté politique qui nous bloque à l'orbite basse depuis les années 60.

Antoine Meunier

 

Crédits photos :  Antoine Meunier/Lockheed Martin

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©                                            La Chronique Spatiale (2011)

Tag(s) : #Vols habités-Exploration

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