Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 

La Bande-annonce finale de Prometheus 

 

"LCS" reprend du service et, une fois n’est pas coutume, parlons cinéma avec le très attendu Prometheus. Visuellement parfait, des personnages forts le  scénario de ce long-métrage semble toutefois un peu nébuleux.

Sir Ridley Scott l’avait déclaré, Prometheus n’est pas un prequel à Alien bien qu’empruntant des éléments au film de 1979. La thématique centrale en est ainsi la recherche des origines humaines. L’affiche du film est d’ailleurs explicite. L'histoire semble, en partie, prendre sa source dans 2001. Le film s’ouvre sur une somptueuse séquence des débuts de l’Humanité. Un humanoïde regarde s’éloigner dans le ciel un immense vaisseau spatial avant de se sacrifier en avalant un liquide noir. Puis, nous voici en 2089.

En Ecosse, la scientifique Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et son compagnon Charlie Holloway (Logan Marshall-Green)  découvrent une peinture rupestre signalant le possible passage d’extra-terrestres sur la Terre des millénaires auparavant. Cette même représentation est retrouvée chez d’autres civilisations de la Préhistoire comme nous l’apprenons ensuite. On peut y voir une habile variation de la nouvelle The Sentinel d'Arthur C.Clarke. Une mission d’exploration est donc envoyée (non pas vers Jupiter), mais en direction de Zeta Reticuli à 39 années-lumière de la Terre sur la planète LV-223. Et c’est ainsi que, comme dans L’Odyssée de l’Espace, Ridley Scott rappelle que les voyages spatiaux peuvent être ennuyeux. Alors que l’équipage est plongé en hibernation, seul l’androïde David (joué par Michael Fassbender, particulièrement bluffant) surveille le bon fonctionnement des systèmes vitaux. David se divertit en regardant Lawrence d’Arabie, il surveille, il espionne l’inconscient des membres de l’équipage dont le docteur Shaw. Il se balade à vélo dans le Prometheus, vaisseau pour lequel les directeurs des grandes agences spatiales seraient prêts à tuer. A ce titre, les plans spatiaux sont extraordinairement bien conçus et la 3-D a été particulièrement bien utilisée y compris pour les séquences se déroulant sur l’énigmatique planète LV-223.

PrometheusCharlie Holloway (Logan Marshall-Green), Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et David (Michael Fassbender en pleine exploration)

 

« Prometheus has landed… »

Et c’est justement là que l’on peut se montrer critique. Alors que nos astronautes démarrent l’exploration de la planète en trombe, le film parait manquer de rythme. Avec la découverte d'un mystérieux dôme visiblement abandonné, on aimerait bien que les choses s’accélèrent. Mais la tension attendue tarde à s'installer. Résultat, le scénario apparaît assez ténébreux laissant des zones d’ombre. Mais l’on sent  que c’est peut-être pour mieux explorer cette autre direction dans laquelle Ridley Scott a voulu s’engouffrer tout en gardant le lien avec Alien. Bien que Prometheus, nous l’avons dit, n’est pas un préquel d’Alien, certaines scènes valent donc le détour (mention spéciale à Noomi Rapace).

Au final, une œuvre à l’esthétisme remarquable qui laisse quand même des sentiments partagés du fait de certains points inachevés. Un film qui paraîtra donc en partie obscur* mais pourrait bien se bonifier avec le temps...et une suite pour donner les réponses attendues ?

Antoine Meunier

 

 

Crédit images : DR

Contacts

http://lachroniquespatiale.over-blog.fr

lachroniquespatiale@gmail.com

 

 

*Selon le site Purepeole.com (édition du 12 juin 2012), trente minutes supplémentaires seraient ajoutées au contenu du futur DVD.

Le lien: http://www.purepeople.com/article/prometheus-30-minutes-inedites-pour-corriger-la-deception-des-fans_a102022/1 

 

 

©                                                        La Chronique Spatiale (2012)

Tag(s) : #Culture

Partager cet article

Repost 0