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 DSI-Firefly-concept BV-21-01-13

 

 Reconnaissonace d'un astéroïde par deux sondes Firefly

Exploiter les matières premières des astéroïdes, c’est ce qu’entendent réaliser plusieurs jeunes entreprises du secteur spatial. Après Planetary Ressources, c’est désormais au tour de Deep Space Industries de se lancer dans l’aventure.


            Dans son roman La Toile entre les Mondes, Charles Sheffield, également connu pour avoir été, entre autres, vice-président de l’Earth Satellite Corporation suggérait d’exploiter les ressources d’un astéroïde pour la construction d'un ascenseur spatial. Aujourd’hui, pour une entreprise comme Deep Space Industries il ne s'agit pas de bâtir un « funiculaire cosmique », cher à Youri Artsutanov, mais l’ambition est quand même de partir à l’assaut des astéroïdes qui orbitent dans les parages de notre planète pour en extraire leurs ressources potentielles. Et il y a de quoi effectivement aiguiser les appétits des plus hardis entrepreneurs. « Plus de 900 astéroïdes sont recensés chaque année près de la Terre », déclarait dans un récent communiqué David Gump CEO de Deep Space Industries. Outre l’idée un peu folle de transformer les astéroïdes en gisements spatiaux de matières premières, il escompte également de les utiliser pour extraire leurs ressources afin de réapprovisionner les satellites arrivés au bout de leur carburant.


DSI-Dragonfly-picker BV-21-01-13
Le Dragonfly est censé collecter jusqu'à 150 kgs d'échantillons

Deux étapes

Déjà, la feuille de route présentée par Deep Space Industries se déroule en deux temps. En premier lieu, l’envoi de petites sondes miniatures de 25 kilogrammes baptisées Firefly qui sont destinées à explorer des cibles potentielles. Départ prévu : 2015 pour un voyage de deux à six mois. Seconde étape en 2016, avec le lancement des Dragonfly dont l’objectif - après un périple d’une durée de deux à quatre ans -, sera de rapporter jusqu’à 150 kilogrammes d’échantillons. A terme, l’idée c’est d’aller récolter les ressources là « où on a besoin. Dans ce cas, les minerais et carburants provenant des astéroïdes pourraient permettre le développement d’une industrie dans l’espace au cours de ce siècle. C’est notre stratégie», ajoute David Gump. Selon le site Space.com, la jeune société aurait pour objectif de démarrer une exploitation intensive au cours de la  prochaine décennie.

Des projets impressionnants, gentiments utopiques, qui n’ont pour l’instant trouvé qu’une application dans la science-fiction. Dans l’immédiat seules les sondes Lunokhod et les missions Apollo ont permis un retour d’échantillons d’un corps céleste, en l'occurence la Lune. Et c’était il y a 40 ans. Pour aller sur un astéroïde, tout reste à inventer. A l’heure actuelle, un seul vaisseau spatial a réalisé un atterrissage sur un planétoïde. Il s’agit de la sonde Near Shoemaker qui s’est posé sur l’astéroïde Eros le 28 février 2001. Dans l’immédiat, DSI recherche des partenaires pour se lancer dans cette aventure qui n’existe encore que sur le papier. Après le tourisme spatial (certes encore embryonnaire) la prochaine étape sera-t-elle l’éclosion d’une industrie minière de l’espace ? Voilà peut-être le défi qui attend la prochaine génération d’ingénieurs.

Antoine Meunier

 

Crédits photos : Deep Space Industries-Brian Versteeg

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©                                             La Chronique Spatiale (2013)

Tag(s) : #Exploration

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