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Neil Armstrong pose

Neil Armstrong reste en faveur d'un retour sur la Lune

 

Alors que les clichés des sites d’atterrissage des missions Apollo pris par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) ont été récemment dévoilés*, Neil Armstrong s’exprimait il y a quelques semaines à Sidney à propos de l’intérêt de retourner sur la Lune.

A 81 ans, le commandant de la mission Apollo 11 reste probablement  l’un des plus ardents défenseurs de l’exploration habitée au-delà de l’orbite basse. Cela peut ressembler à un baroud d’honneur quand on sait que le premier marcheur lunaire a observé une quasi retraite médiatique au cours des trente-cinq ans qui ont suivi son retour de la Lune. Et même si Neil Armstrong est devenu une figure historique de son vivant, ses propos méritent que l’on s’y attarde. « Nous nous y sommes rendus six fois et avons exploré des zones petites comme un quartier et grandes comme une bourgade. Cela nous laisse 14 millions de miles carrés [soit 36 millions de km2] inexplorés », a déclaré l’ancien astronaute. Il suggère également « qu’il est peut-être encore trop tôt pour atteindre Mars… ». La poursuite d’une exploration raisonnée de notre satellite serait donc souhaitable doit-on comprendre ? Les opposants aux vols habités argueront que les sondes spatiales* font le travail très bien et pour moins cher. Disons que certains engins automatiques font effectivement leur travail très bien et pour moins cher.

Apollo14Vue du site d'atterrissage prise par la sonde LRO. La tâche sombre représente l'étage de descente du LM

 

Ne pas se limiter à un quartier

Les clichés transmis par LRO en sont une parfaite illustration. De plus, les distances qu’un engin au sol peut parcourir se limite à quelques dizaines de kilomètres. Ce qui, il est vrai, n'est déjà pas si mal. Les trente-sept kilomètres parcourus par Lunokhod 2 en 1973 sont une prouesse extraordinaire (plus qu’Opportunity sur Mars 29,71 kilomètres au 18 mai 2011). Toutefois, la machine et l’homme ont tous les deux leur importance là-haut et peuvent donc se compléter. Aussi, une équipe présente sur place durant plusieurs semaines pourrait se déplacer sur des dizaines de kilomètres. Si on se place du point de vue des missions de longue durée du type de celles de l’ISS, alors oui, un retour sur la Lune, comme le suggère le héros d’Apollo 11, qui s’est plusieurs fois prononcé en ce sens depuis l’annulation du programme Constellation par le président Obama, ne doit pas se limiter à explorer l’équivalent d’un arrondissement d’une grande ville. Il ne s’agit donc pas de refaire Apollo mais de poursuivre les choses là où nous les avions laissées en 1972 lors du départ de Gene Cernan et de Harrison Schmidt. L’unique question est de savoir quand le ferons-nous ?

 

Antoine Meunier

 

 

Sources : Maxisciences/Cyberpresses.ca

Photos : NASA

Contacts

http//lachroniquespatiale.over-blog.fr

lachroniquespatiale@gmail.com

 

* A noter aussi le lancement réussi des deux sondes Grail (Gravity Recovery and Interior Laboratory) en direction de notre satellite samedi 10 septembre. Elle doit, entre autres, étudier le champ de gravité de notre satellite. Durée du voyage : trois mois et demi avant d’atteindre la Lune.

Grail

Décollage réussi pour la sonde Grail qui rejoindra la Lune au terme de trois mois et demi de voyage

 

 

 

 

 

  ©                                                        La Chronique Spatiale (2011)

Tag(s) : #USA

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