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Vue A300 0G

Le premier embarquement public à bord du Zéro G de Novespace doit avoir lieu le 15 mars 2013 depuis l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Le second vol  partira, quand à lui, le 24 juin depuis Le Bourget

 

L’actualité du tourisme spatial s’enrichit une nouvelle fois. Mardi 4 décembre, Yannick d’Escatha, Président du CNES, Jean-François Clervoy, astronaute de l’ESA et PDG de Novespace et Gilles Gompertz, directeur général d’Avico, ont officialisé l’ouverture des trois premiers vols paraboliques réservés au grand public.

Voici un cadeau de noël qui devient une réalité. Outre le service à la recherche en microgravité, Novespace, filiale du CNES, offre désormais à toute personne majeure la possibilité de voler en apesanteur sur son avion. Réalisé en partenariat avec la société Avico, ce projet, initié par Jean-François Clervoy, se concrétise après plus de quatre années de travail. Ainsi, le 15 mars 2013, une quarantaine de chanceux partira à la découverte de l’apesanteur. Cependant, sur chaque vol, douze sièges seront attribués au CNES « dans le cadre de sa mission de promotion des activités spatiales… ». Inaccessible pour le commun des mortels il y a encore dix ans, le monde de la microgravité  élargit donc sa frontière. Bon d’accord, pour 5 980 euros, c’est le tarif annoncé, il est vrai que l’expérience est encore onéreuse et parait limitée. Mais le vol parabolique se veut un premier pas, une ouverture pour apprendre à connaître le monde de l'espace. L’aspect « Découverte » étant important, Jean-François Clervoy participera à ces vols afin de partager son expérience d’astronaute avec les futurs participants.


A300A bord du Zero G, quarante participants seront admis répartis en quatre groupe de dix

 

Cinq minutes d’apesanteur

Si le vol parabolique se passe sur avion conventionnel, qui est aussi dédié à l'expérimentation scientifique, les passagers connaîtront leur lot d’émotions et de sensations. Ainsi, durant un vol type, nos astronautes d’un jour connaîtront une parabole de type martienne (0,38G), deux de type lunaire (0,16G) et douze en zéro G soit au total cinq minutes d'apesanteur cumulée. Cependant, une formalité nécessaire est à prévoir avant de pouvoir décrocher son ticket. Toute personne désireuse de tenter l’expérience devra impérativement en passer par une visite* sous réserve de l’obtention d’un certificat d’aptitude médical. Un médecin sera même présent pendant le vol. Preuve que rien n'est laissé au hasard pour que les futurs passagers puissent pleinement profiter de cette aventure d’ordinaire réservée aux professionnels de l’espace. Et vingt-quatre heures seulement après la mise en ligne des premières places, tout semble indiquer qu’il y a un véritable engouement puisque les deux premiers vols de mars et juin sont déjà complets. AirzéroG qui commercialise les vols invite désormais à se reconnecter sur son site au mois de mars. Le troisième vol devrait être annoncé à cette date. Gageons qu'à terme l'entreprise connaisse le même succès que celle lancée par la société américaine Zero G Corp, voici huit ans.

Antoine Meunier

 

Sources : CNES/Novespace/Airzérog

Photos : Antoine Meunier

Contacts

http://lachroniquespatiale.over-blog.fr

lachroniquespatiale@gmail.com

 

 

(Dernière mise à jour : 16/12/2012)


*A l’inverse de la société américaine Zero G corp qui n’exige qu’une simple décharge signée de toute personne souhaitant réaliser un vol sur son B727

 

 

 

                                                           La Chronique Spatiale (2012)

Tag(s) : #Tourisme spatial

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